
TKE a installé un parking automatisé sous la Fondation Pescatore
À la Fondation Pescatore, TK Elevator Luxembourg a installé un parking entièrement automatisé de 51 places. Retour sur ce projet exceptionnel au Luxembourg.
Interview de Vincent Sarazain, responsable commercial, et Christian Brausch, project manager chez TKE Luxembourg.
Combien de temps a duré le chantier d’installation du parking et quel était son envergure ?
Christian Brausch : Le montage a commencé en décembre 2023 et le parking a été mis en service en juillet 2025, ça a donc duré plus de deux ans. Il faut se rendre compte de l’ampleur de ce projet : nous avons installé 100 tonnes de matériel dans un volume de 26 mètres de long, 7,5 mètres de large et presque 13 mètres de profondeur ! Le tout sous terre, en dessous de la dernière extension de la Fondation qui abrite une partie des appartements de la résidence-services pour personnes âgées.
Vincent Sarazain : Il y a 5 niveaux de 10 places de parking chacun, et une dernière voiture peut être garée dans le sas. C’est le plus gros projet qu’ait réalisé TK Elevator Luxembourg (TKE). Pouvoir installer un système automatique aussi complexe, c’est une vraie montée en compétences pour nous.
Comment ce système entièrement automatisé fonctionne-t-il ?
VS : C’est un système de carrousel vertical - les voitures sont placées sur des plateformes qui tournent autour d’un axe central ; une fois que le conducteur a placé son véhicule dans le sas, le système la prend en charge et la place automatiquement sur une plateforme libre. Pour la récupérer, la plateforme tourne jusqu’à ramener la voiture dans le sas et elle est prête à partir.
CB : L’utilisateur se gare dans le sas de transfert, des lasers scannent la voiture et vérifient qu’elle est bien positionnée. Il faut ensuite sortir de la voiture, aller dans une pièce adjacente et confirmer sur un écran que le frein à main est mis, que toutes les portes sont fermées, etc. Ce n’est qu’ensuite que le système gare la voiture.
Qu’est-ce que cela représente en terme de maintenance ?
CB : Il y a quatre visites d’entretien par an et évidemment un service d’appel 24h/24h vers notre centre qui envoie des techniciens au plus vite. Ils sont spécifiquement formés à intervenir sur ce type de parking.
Qu’est-ce qui pousse vos clients à opter pour un parking souterrain automatisé ?
CB : Le principal avantage est le gain de place qui est énorme. Ici, il n’y a pas besoin de prévoir des rampes d’accès pour parvenir à chaque niveau, ni d’espace pour manœuvrer entre les places de parking. Avec les systèmes que nous proposons, il est possible de multiplier par deux, voire trois, le nombre d’emplacements sur une même surface par rapport à un parking souterrain classique.
VS : Pour les utilisateurs, en plus de ne pas avoir à conduire jusqu’à leur place de parking et de faire des manœuvres pour se garer, c’est aussi un gage de sécurité. L’endroit où sont stockées les voitures est totalement verrouillé, il n’y a donc pas de risque de vol ou de dégradation de leur véhicule.
Qu’en est-il de l’empreinte environnementale d’un tel système ?
VS : Elle n’est pas plus lourde que celle d’un parking classique, elle est même peut-être moins importante. Le système fonctionne avec des moteurs électriques à variateur de fréquence, ce qui sert à contrôler avec précision les mouvements et qui est beaucoup plus efficace d’un point de vue énergétique qu’un moteur classique. Le variateur adapte en permanence la vitesse du moteur à la charge réelle et ne consomme donc jamais plus que nécessaire.
CB : Aussi, puisque les utilisateurs n’ont pas accès aux zones où sont garées les voitures, celles-ci n’ont pas besoin d’être éclairées. Il n’y a donc pas d’éclairage à l’intérieur même du parking.
VS : Le modèle du parking automatisé que nous avons installé à la Fondation Pescatore est Levelparker 590 de l’entreprise allemande spécialisée dans la fabrication de parkings mécaniques, Wöhr. L’appareil est entièrement fabriqué en Allemagne, ce qui participe aussi à la réduction de son empreinte énergétique.
Léna Fernandes
Article paru dans Neomag#81 - septembre 2026
