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Le Groupement des Entrepreneurs souffle ses 75 bougies

Le Groupement des Entrepreneurs souffle ses 75 bougies

Le Groupement des Entrepreneurs a célébré son anniversaire, le 23 septembre. Dans son discours, le président Marc Giorgetti est revenu sur l’histoire de l’organisation, née en 1951 sous l’impulsion de son président fondateur Emile Nennig, avant de dresser un état des lieux sans détour du secteur de la construction luxembourgeois.

Une voix commune pour les entrepreneurs

Marc Giorgetti a rendu hommage « au travail et à la responsabilité d’un secteur qui, depuis trois quarts de siècle, constitue la colonne vertébrale de notre économie et de notre société ».

Il a retracé le chemin parcouru depuis les débuts du Groupement, créé pour « protéger les intérêts de nos entreprises pour pouvoir bâtir le pays », à une époque où le Luxembourg se relevait encore de la guerre et où les entrepreneurs inscrivaient leurs prix à la main. Il a salué la mémoire de figures qui ont marqué l’histoire de l’organisation, comme Camille Diederich, Christian Thiry ou Jean-Marc Kieffer.

Il a rappelé le rôle du secteur dans l’essor économique du pays. En construisant les tours qui abritent les institutions financières, il a « posé les fondations du miracle économique luxembourgeois ».

Investir dans le véritable capital : l’humain

« Notre secteur ne se résume pas au béton et à l’acier, il est fait de ces femmes et de ces hommes qui se rendent tôt le matin sur les chantiers », a-t-il souligné. C’est pourquoi le Groupement a investi dans la formation, à travers la création de l’IFSB en 2002 par Roland Kuhn, Christian Thiry et Bruno Renders. Le centre de formation a formé plus de 100.000 stagiaires depuis et incarne l’exigence de qualité et de haute technicité du secteur. L’IFSB, Neobuild et Cocert ont récemment été regroupés au sein de la Fondation BAU « afin d’aborder sereinement les prochaines décennies ».

Responsabilité et dialogue social : le contrat collectif

Sur le plan social, Marc Giorgetti a insisté sur l’importance du contrat collectif comme garant de la paix sociale. « Une entreprise n’est rien sans ses collaborateurs », a-t-il rappelé, tout en appelant à davantage de flexibilité dans le droit du travail, arguant que les chantiers dépendent de contraintes météorologiques et de délais, insuffisamment pris en compte par la législation actuelle.

Une série de revendications pour sortir de la crise du logement

Le président a ensuite consacré une large partie de son discours à la crise du logement, qu’il juge « loin d’être terminée ». Il a formulé plusieurs revendications : relance du marché de la VEFA, amortissement accéléré jusqu’à 600.000 euros, flexibilisation du Bëllegen Akt, simplification administrative et respect du principe du « silence vaut accord », ainsi qu’un appel au secteur financier et aux pouvoirs publics pour qu’ils développent davantage leurs propres terrains.

S’appuyant sur des données du STATEC et de l’Observatoire de l’habitat, il a souligné que la demande de logements reste structurellement élevée au Luxembourg — porté par une croissance démographique d’environ 10.000 nouveaux habitants par an — face à une offre qui peine à suivre. Il a rappelé que l’immobilier représente à lui seul 30 % de l’activité du secteur de la construction. « Une redynamisation du marché du logement n’est pas la cerise sur le gâteau : c’est une grande part du gâteau lui-même ! », a-t-il martelé.

Un appel à l’union

En conclusion, Marc Giorgetti a salué les 27 375 jours d’existence du Groupement et les plus de 101 000 personnes formées à l’IFSB, avant de lever son verre aux fondateurs de 1951, aux entrepreneurs d’aujourd’hui et à la jeune génération appelée à porter l’organisation jusqu’à son centenaire, en 2051.


« Nous sommes un secteur moderne, doté d’un grand cœur et d’une vision claire. Dans 25 ans, lorsque le Groupement fêtera son centenaire, les personnes présentes ici se diront, je l’espère : en 2026, ils ont pris la bonne direction. »
Marc Giorgetti, Président du Groupement des Entrepreneurs

Photos : Ann Sophie Lindström