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Un habitat bioclimatique ouvert sur la nature

Un habitat bioclimatique ouvert sur la nature

Le projet de Cornebarrieu, en métropole toulousaine, s’attache à conserver les caractéristiques paysagères existantes, à proposer une mixité de formes, de volumes, de programmes, tout en créant une centralité incarnée par un grand parc linéaire.

Situés à l’extrémité sud de la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) Monges-Croix du Sud, les logements livrés par l’Atelier Régis Roudil prennent place sur l’une des dernières parcelles disponibles et relient la campagne préservée au nouveau tissu urbain de la ZAC. Ils constituent un point d’entrée dans le quartier.

Horizontalité et transversalité

Construire 41 logements collectifs sociaux et 5 logements individuels en accession sociale à faible hauteur (R+1 ou R+2) de façon horizontale et en forme d’anneau, a permis d’intégrer la végétation et le parc au sein même des parcelles à bâtir pour requalifier le sol et l’espace public. Car l’un des objectifs fut d’éviter toute reproduction de schémas constructifs obsolètes, tels que les larges programmes de logements sociaux du siècle passé, assimilés à des collections de « barres » plantées au sein d’espaces peu qualitatifs.

La parcelle présente des façades tournées vers le parc et le reste de la ZAC, caractérisées par les voies de circulation qui les longent, l’avenue Henri Guillaumet et la rue Jacqueline Auriol. La relation des logements avec le parc d’une part, et avec les accès à la parcelle d’autre part, est une question essentielle. A l’ouest, l’avenue Henri Guillaumet et le cordon boisé qui lui est associé offrent aux façades un rapport privilégié au parc. Les accès piétons à la parcelle se font préférentiellement depuis cette orientation. Au nord, la proximité avec la rue Jacqueline Auriol permet l’entrée sur la parcelle des véhicules motorisés en optimisant les surfaces perméabilisées développées pour accéder aux espaces de stationnement situés en sous-sol. La topographie en légère pente du terrain impose la constitution d’un « socle » qui a également pour vocation de constituer une assise unitaire au bâtiment et d’accueillir les locaux techniques. Il se distingue par sa matérialité du reste du projet et permet de ventiler et d’éclairer naturellement les espaces de stationnement qu’il abrite.

L’écriture architecturale de la façade vise à briser la monotonie de la masse du projet. Les logements sont visuellement séparés les uns des autres par des panneaux séparatifs pleins en bois. Ce redécoupage parvient également à introduire une dimension domestique dans un bâtiment de grande longueur. Le projet se construit en rapport avec les vues lointaines et vues proches, mais aussi avec les vis-à-vis des éléments du programme entre eux. La relation à l’extérieur est notamment rendue possible depuis le logement par les larges ensembles vitrés et les balcons filants sur toute la périphérie du bâtiment, garantissant une forme d’intimité tout en baignant les pièces de lumière. Tous les logements sont traversants et accessibles depuis une coursive de circulation en couronne intérieure du bâtiment.

Le végétal constitue un autre pilier du projet, avec des besoins différents entre les franges de la parcelle et son cœur. La cour intérieure s’ouvre sur deux failles et deux larges porches abrités qui la connectent au parc central de la ZAC, aux voiries et aux cheminements doux. Elle prend des allures bucoliques de clairières forestières, et se laisse percevoir au travers du rez-de-chaussée. Haies champêtres d’essences locales - refuges pour la faune, lisières boisées, prairies ornementales en fauche annuelle, autant d’ingrédients favorisant une sage biodiversité.

Une attention particulière dès la conception

Le projet fait usage d’une structure mixte en béton et ossature bois, majoritairement isolée en laine de bois afin de réduire l’empreinte carbone ; la moitié du projet a été conçue en préfabrication hors-site. Les auteurs de projet se sont appliqués à mettre en œuvre plusieurs principes du bioclimatisme en privilégiant des logements traversants, profitant d’une double exposition et assurant une ventilation et une amenée de lumière naturelles, optimisant le confort quotidien. L’inertie thermique des éléments en béton ainsi que les protections solaires orientables régulent quant à elles la température, et limitent les surchauffes estivales. Compacité et perméabilité maîtrisée assurent le confort thermique et une réduction des besoins énergétiques tandis que les pompes à chaleur air/eau et la ventilation hygroréglable de type B garantissent un chauffage efficace et une qualité d’air optimale. Enfin, notons que l’entièreté des logements sont modulables sans modification structurelle, avec des unités adaptées pour personnes à mobilité réduite.

Data

Adresse : 2, rue Jacqueline Auriol, 31700 Cornebarrieu
Maîtrise d’ouvrage : CDC Habitat Social
Maîtrise d’œuvre : Atelier Régis Roudil Architectes
Paysagiste : Atelier Saut de Loup
Économiste : ECO + Construire
BET structure : Vessiere
BE fluides : BE3C
Bureau de contrôle : BTP Consultant

Superficie : 3 101 m2
Coût des travaux : 6 601 848 euros HT
Livraison : février 2026
Labels : NF Habitat HQE, RE 2020, Effinature, E+C- (E2 C1)

Textes : Atelier Régis Roudil Architectes, Métropolis Communication ; ajustements et compléments : Régis Bigot, arch & IPM Neobuild GIE. Illustrations : ©Bastien Treille et Atelier Régis Roudil Architectes

Article paru dans Neomag#81 - septembre 2026

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Publié le mardi 27 octobre 2026
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