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		<title>Anticiper les risques pour fa&#231;onner des villes durables</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny K</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Au Luxembourg, la notion de ville r&#233;siliente s'impose progressivement comme un axe structurant des politiques d'am&#233;nagement. &lt;br class='autobr' /&gt; Article AlliA Insurance Brokers Luxembourg &lt;br class='autobr' /&gt;
Port&#233;e par les travaux du Conseil national pour la construction durable, de l'Ordre des Architectes et des Ing&#233;nieurs-Conseils, du CRTI-B, mais aussi par l'&#233;cosyst&#232;me d'innovation anim&#233; par Neobuild et les actions de formation de l'Institut de Formation Sectoriel du B&#226;timent, la r&#233;silience d&#233;passe aujourd'hui la seule (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.neomag.lu/-ville-resiliente-.html" rel="directory"&gt;Ville r&#233;siliente&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L150xH83/banners_1_-43-f5e99.jpg?1793764919' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au Luxembourg, la notion de ville r&#233;siliente s'impose progressivement comme un axe structurant des politiques d'am&#233;nagement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article AlliA Insurance Brokers Luxembourg&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Port&#233;e par les travaux du Conseil national pour la construction durable, de l'Ordre des Architectes et des Ing&#233;nieurs-Conseils, du CRTI-B, mais aussi par l'&#233;cosyst&#232;me d'innovation anim&#233; par Neobuild et les actions de formation de l'Institut de Formation Sectoriel du B&#226;timent, la r&#233;silience d&#233;passe aujourd'hui la seule performance &#233;nerg&#233;tique. Elle vise l'adaptation des villes aux chocs climatiques, la robustesse des infrastructures et la continuit&#233; des services essentiels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue assurantiel, cette &#233;volution modifie profond&#233;ment l'analyse du risque. L'intensification des &#233;pisodes de pluies extr&#234;mes, des vagues de chaleur ou des tensions &#233;nerg&#233;tiques accro&#238;t la fr&#233;quence et la gravit&#233; potentielles des sinistres. Les assureurs observent une concentration croissante des valeurs assur&#233;es en milieu urbain, ce qui amplifie l'impact financier d'un &#233;v&#233;nement majeur. La r&#233;silience devient ainsi un param&#232;tre d&#233;terminant dans l'appr&#233;ciation du risque et dans la structuration des programmes d'assurance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets urbains int&#232;grent d&#233;sormais des dispositifs de gestion int&#233;gr&#233;e des eaux pluviales, des &#238;lots de fra&#238;cheur, des mat&#233;riaux &#224; forte inertie thermique, des r&#233;seaux &#233;nerg&#233;tiques d&#233;centralis&#233;s ou des solutions constructives modulaires. Les recherches et d&#233;monstrateurs d&#233;velopp&#233;s au sein de Neobuild favorisent l'&#233;mergence de proc&#233;d&#233;s innovants, tandis que l'IFSB accompagne la mont&#233;e en comp&#233;tence des entreprises pour leur mise en &#339;uvre. Ces avanc&#233;es techniques contribuent &#224; r&#233;duire l'exposition au risque, mais elles cr&#233;ent &#233;galement de nouvelles interfaces et de nouvelles responsabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une infrastructure hydraulique mal dimensionn&#233;e, un syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique collectif d&#233;faillant ou une solution technique insuffisamment ma&#238;tris&#233;e peuvent engager la responsabilit&#233; des concepteurs, des entreprises ou des exploitants. Lorsque des objectifs de performance climatique sont contractualis&#233;s, leur non-atteinte peut donner lieu &#224; des r&#233;clamations sp&#233;cifiques. La ville r&#233;siliente ne supprime pas le risque ; elle en modifie la nature et la r&#233;partition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, le r&#244;le du courtier consiste &#224; int&#233;grer la dimension assurantielle d&#232;s la conception des projets. Il analyse la cha&#238;ne des responsabilit&#233;s entre ma&#238;tres d'ouvrage publics ou priv&#233;s, concepteurs, entreprises et gestionnaires d'infrastructures. Il veille &#224; la coh&#233;rence entre les ambitions en mati&#232;re de r&#233;silience et les garanties souscrites, qu'il s'agisse de polices Tous Risques Chantier, de garanties d&#233;cennales, de responsabilit&#233; civile ou d'assurances couvrant les pertes d'exploitation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le courtier joue &#233;galement un r&#244;le de m&#233;diateur technique entre les acteurs de l'innovation et les assureurs. Lorsque de nouvelles solutions issues de la recherche ou de l'exp&#233;rimentation sont mises en &#339;uvre, il contribue &#224; structurer un dossier technique solide, d&#233;montrant la ma&#238;trise du proc&#233;d&#233; et la qualit&#233; de la formation des intervenants. Cette approche favorise une acceptation assurantielle adapt&#233;e et &#233;vite que l'innovation ne devienne une zone d'incertitude juridique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la construction de villes r&#233;silientes constitue un enjeu environnemental, &#233;conomique et assurantiel. En accompagnant les acteurs publics et priv&#233;s dans la structuration du risque, le courtier participe activement &#224; la s&#233;curisation financi&#232;re des projets qui fa&#231;onnent le territoire luxembourgeois et &#224; la p&#233;rennit&#233; des investissements engag&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vanessa Krackenberger, Account Manager chez AlliA Insurance Brokers Luxembourg&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Article paru dans &lt;a href=&#034;https://www.neomag.lu/neomag-82.html?var_mode=preview#book/39&#034;&gt;Neomag #82 - novembre 2026&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; mi-parcours : du r&#233;f&#233;rentiel &#224; l'&#233;preuve du terrain</title>
		<link>https://www.neomag.lu/a-mi-parcours-du-referentiel-a-l-epreuve-du-terrain.html</link>
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		<dc:creator>Fanny K</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Comment d&#233;finir objectivement ce qui fait la durabilit&#233; d'un quartier ? Et surtout, comment transformer cette d&#233;finition en un outil adapt&#233; aux r&#233;alit&#233;s luxembourgeoises, suffisamment ambitieux pour faire progresser les pratiques mais suffisamment pragmatique pour &#234;tre r&#233;ellement utilis&#233; par les acteurs du secteur ? &lt;br class='autobr' /&gt; Reportage SERENE &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est tout l'enjeu du projet SERENE, port&#233; par le LIST, LSC360 et Neobuild dans le cadre du programme FNR Bridges. Son ambition : d&#233;velopper un label (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.neomag.lu/-ville-resiliente-.html" rel="directory"&gt;Ville r&#233;siliente&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L150xH83/banners-72-269f5.jpg?1793764919' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment d&#233;finir objectivement ce qui fait la durabilit&#233; d'un quartier ? Et surtout, comment transformer cette d&#233;finition en un outil adapt&#233; aux r&#233;alit&#233;s luxembourgeoises, suffisamment ambitieux pour faire progresser les pratiques mais suffisamment pragmatique pour &#234;tre r&#233;ellement utilis&#233; par les acteurs du secteur ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Reportage SERENE&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est tout l'enjeu du projet SERENE, port&#233; par le LIST, LSC360 et Neobuild dans le cadre du programme FNR Bridges. Son ambition : d&#233;velopper un label volontaire d&#233;di&#233; &#224; l'&#233;valuation des quartiers durables, sains et r&#233;silients, pleinement adapt&#233; aux sp&#233;cificit&#233;s de notre contexte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche se veut objective et transparente, fond&#233;e sur des indicateurs mesurables et des m&#233;thodes de calcul accessibles et compr&#233;hensibles. Au-del&#224; de la seule mesure de la performance, SERENE vise surtout &#224; valoriser les impacts concrets des choix d'am&#233;nagement &#224; l'&#233;chelle du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; mi-parcours, le projet franchit aujourd'hui une &#233;tape importante. Apr&#232;s une premi&#232;re phase principalement consacr&#233;e &#224; l'analyse des r&#233;f&#233;rentiels existants, &#224; la construction de la m&#233;thodologie et &#224; la sollicitation d'experts, SERENE entre progressivement dans une phase de confrontation avec le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; De l'&#233;tat de l'art &#224; un r&#233;f&#233;rentiel luxembourgeois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;tape a consist&#233; &#224; analyser les syst&#232;mes de certification existants afin d'identifier leurs forces, leurs limites et leur pertinence dans le contexte luxembourgeois. Pas moins de 26 labels et syst&#232;mes de certification internationaux ont ainsi &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s, parmi lesquels LENOZ, BauCheck, Level(s), BREEAM, DGNB, WELL, HQE, LEED ou encore RFSC&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette analyse ne s'est toutefois pas limit&#233;e aux seuls r&#233;f&#233;rentiels d&#233;velopp&#233;s &#224; l'&#233;chelle urbaine. L'une des particularit&#233;s de SERENE consiste justement &#224; cr&#233;er davantage de continuit&#233; entre le b&#226;timent et le quartier, en &#233;tudiant quels indicateurs traditionnellement &#233;valu&#233;s &#224; l'&#233;chelle du b&#226;timent peuvent &#234;tre transpos&#233;s, agr&#233;g&#233;s ou valoris&#233;s &#224; une &#233;chelle plus large. La conviction de l'&#233;quipe projet est qu'un quartier durable ne peut pas &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une simple addition de b&#226;timents performants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le passage &#224; l'&#233;chelle du quartier permet surtout d'&#233;largir la r&#233;flexion ; il devient alors possible d'appr&#233;hender les choix et les interactions entre les diff&#233;rents syst&#232;mes qui composent le quartier : production, mutualisation, partage de l'&#233;nergie, r&#233;seaux de chaleur et de froid, strat&#233;gies de production, de distribution et d'autoconsommation de l'&#233;lectricit&#233;, mobilit&#233;, gestion des ressources et des terres, biodiversit&#233;, adaptation/r&#233;silience climatique, mais &#233;galement qualit&#233; des espaces partag&#233;s, mixit&#233; des usages et dynamiques sociales.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Construire le consensus&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; partir de cet important travail d'analyse, SERENE doit d&#233;sormais transformer un corpus tr&#232;s large d'indicateurs en un r&#233;f&#233;rentiel compr&#233;hensible, mesurable et applicable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois premiers domaines ont &#233;t&#233; approfondis en priorit&#233; : la circularit&#233;, l'&#233;nergie ainsi que la sant&#233; et le bien-&#234;tre. Les crit&#232;res associ&#233;s sont soumis &#224; une d&#233;marche Delphi (m&#233;thode de consultation structur&#233;e permettant de confronter les propositions &#224; un panel d'experts et de rechercher progressivement un consensus). Un premier consensus a ainsi pu &#234;tre obtenu sur une partie des crit&#232;res, tandis que le travail se poursuit sur les seuils, les m&#233;thodes d'&#233;valuation et les adaptations n&#233;cessaires &#224; leur mise en &#339;uvre. &#192; la crois&#233;e de la recherche et de l'application concr&#232;te, le projet doit distinguer des pr&#233;conditions essentielles de crit&#232;res permettant d'aller plus loin, afin de valoriser les efforts et les d&#233;marches les plus ambitieuses, tout en tenant compte de la diversit&#233; des contextes dans lesquels les quartiers sont d&#233;velopp&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Quand le terrain met la m&#233;thode &#224; l'&#233;preuve &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'objectif n'est pas simplement d'appliquer un r&#233;f&#233;rentiel d&#233;j&#224; fig&#233; &#224; quelques projets pilotes. Il s'agit au contraire de confronter les crit&#232;res d&#233;velopp&#233;s aux exemples et contraintes, ainsi que de consid&#233;rer les donn&#233;es disponibles, &#233;ventuels arbitrages et les bonnes pratiques rencontr&#233;s sur des projets r&#233;els. Les premiers &#233;changes montrent toute la richesse de cette approche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette application soul&#232;ve &#233;galement une question essentielle : &#224; quel moment faut-il disposer de la donn&#233;e et fixer les objectifs ? D&#232;s le masterplan, alors que certaines r&#233;alisations ne verront le jour que 20, 25 voire 30 ans plus tard ? Comment s'assurer que ces objectifs restent suivis lors des PAP et restent pertinents tout au long du d&#233;veloppement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est toute la complexit&#233; de l'&#233;chelle du quartier et de sa temporalit&#233;. Les d&#233;cisions prises aujourd'hui doivent int&#233;grer des enjeux qui concerneront directement les g&#233;n&#233;rations futures, tandis que les acteurs pr&#233;sents au d&#233;marrage du projet ne seront pas n&#233;cessairement ceux qui le r&#233;aliseront ou l'exploiteront. Il faut donc &#234;tre capable de fixer un cap, d'en assurer la continuit&#233; dans le temps, mais aussi de permettre son adaptation &#224; l'&#233;volution des usages, des technologies et des enjeux environnementaux et soci&#233;taux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anticiper d&#232;s aujourd'hui les besoins de demain est loin d'&#234;tre un exercice anodin. Il s'agit pr&#233;cis&#233;ment de l'une des ambitions de SERENE : proposer un cadre permettant de fixer un cap et des objectifs pour r&#233;pondre aux attentes de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La place accord&#233;e &#224; l'innovation prend ici tout son sens. Un quartier planifi&#233; aujourd'hui doit pouvoir rester ouvert &#224; des technologies, des usages ou des solutions op&#233;rationnelles qui n'existent pas encore, ou qui ne sont pas suffisamment matures pour &#234;tre d&#233;ploy&#233;es imm&#233;diatement. Pr&#233;server cette capacit&#233; d'&#233;volution, anticiper les infrastructures n&#233;cessaires et valoriser les d&#233;marches innovantes constituent donc des &#233;l&#233;ments essentiels de la performance &#224; long terme du quartier. L'innovation n'est ainsi pas envisag&#233;e comme un simple suppl&#233;ment, mais comme un levier permettant de reconna&#238;tre la capacit&#233; d'un projet &#224; anticiper, exp&#233;rimenter et s'adapter aux enjeux de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un exemple concret peut &#234;tre &#233;voqu&#233; : concevoir d&#232;s le masterplan un r&#233;seau &#233;nerg&#233;tique suffisamment flexible pour int&#233;grer, &#224; terme, de nouvelles sources de production, des solutions de stockage, de r&#233;cup&#233;ration d'&#233;nergie ou encore des dispositifs renfor&#231;ant la r&#233;silience et les capacit&#233;s de &#171; secours &#187;. La technologie finale pourra &#233;voluer, mais la capacit&#233; du quartier &#224; l'accueillir doit, elle, &#234;tre anticip&#233;e d&#232;s aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;changes mettent enfin en &#233;vidence des attentes diff&#233;rentes selon les acteurs : pour un am&#233;nageur priv&#233;, le label peut constituer un outil de valorisation du projet ; pour un acteur public, il doit aussi permettre d'objectiver les performances, les choix r&#233;alis&#233;s et les investissements engag&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Conclusion &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;SERENE entre d&#233;sormais dans une phase d'exp&#233;rimentation pour v&#233;rifier la pertinence et la mesurabilit&#233; des crit&#232;res sur des projets d'am&#233;nagement concrets. En parall&#232;le l'&#233;quipe travaille sur un outil d'&#233;valuation des crit&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; terme, SERENE vise ainsi &#224; devenir un outil transparent d'aide &#224; la d&#233;cision, mobilisable d&#232;s les premi&#232;res &#233;tapes de conception, afin d'accompagner les acteurs dans leurs arbitrages plut&#244;t que de simplement constater la performance a posteriori.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sylvain Kubicki (LIST), Thomas Biendel (LSC360) et Luc Meyer (Neobuild GIE)&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Article paru dans &lt;a href=&#034;https://www.neomag.lu/neomag-82.html?var_mode=preview#book/37&#034;&gt;Neomag #82 - novembre 2026&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Construire r&#233;silient : de l'intention &#224; la mesure</title>
		<link>https://www.neomag.lu/construire-resilient-de-l-intention-a-la-mesure.html</link>
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		<dc:date>2026-11-04T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny K</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le changement climatique ne se contente plus de faire &#233;voluer nos normes : il red&#233;finit ce que l'on attend d'un b&#226;timent. Au-del&#224; de la durabilit&#233;, une nouvelle exigence s'impose &#8212; la r&#233;silience. Encore faut-il pouvoir la concevoir, la v&#233;rifier, et surtout la mesurer. &lt;br class='autobr' /&gt; Article de Sabine Di Vito, Project Engineer chez SECO &lt;br class='autobr' /&gt;
Les villes concentrent aujourd'hui l'essentiel des populations, des activit&#233;s et des &#233;missions. Elles concentrent aussi l'essentiel des risques. S&#233;cheresses alternant (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.neomag.lu/-ville-resiliente-.html" rel="directory"&gt;Ville r&#233;siliente&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L102xH150/di_vito_sabine_1-ab9f3.jpg?1793764920' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le changement climatique ne se contente plus de faire &#233;voluer nos normes : il red&#233;finit ce que l'on attend d'un b&#226;timent. Au-del&#224; de la durabilit&#233;, une nouvelle exigence s'impose &#8212; la r&#233;silience. Encore faut-il pouvoir la concevoir, la v&#233;rifier, et surtout la mesurer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article de Sabine Di Vito, Project Engineer chez SECO&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les villes concentrent aujourd'hui l'essentiel des populations, des activit&#233;s et des &#233;missions. Elles concentrent aussi l'essentiel des risques. S&#233;cheresses alternant avec des pluies diluviennes, canicules urbaines, tension sur la ressource en eau, mouvements de terrain : le changement climatique n'est plus un horizon lointain, c'est une contrainte de conception qui p&#232;se d&#232;s aujourd'hui sur chaque projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne demande donc plus seulement au b&#226;timent d'&#234;tre performant dans des conditions normales, mais de continuer &#224; fonctionner &#8212; et &#224; prot&#233;ger ses occupants &#8212; lorsque ces conditions se d&#233;gradent. Durabilit&#233; et r&#233;silience sont souvent confondues ; elles sont pourtant compl&#233;mentaires. Un b&#226;timent durable r&#233;duit son empreinte sur l'environnement ; un b&#226;timent r&#233;silient anticipe les chocs et conserve sa fonctionnalit&#233; malgr&#233; eux. Le b&#226;timent de demain devra &#234;tre les deux &#224; la fois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Luxembourg a pris acte de cette double exigence. En avril 2026, il s'est dot&#233; d'une strat&#233;gie nationale d'adaptation au changement climatique, qui couvre dix-sept champs d'action &#8212; dont le logement, la construction et les espaces urbains &#8212; et identifie s&#233;cheresses, canicules et fortes inondations comme les principales vuln&#233;rabilit&#233;s du territoire. Le message est clair : r&#233;duire les &#233;missions demeure indispensable, mais ne suffit plus.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Anticiper les risques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re &#233;tape consiste &#224; identifier les risques auxquels un site sera r&#233;ellement expos&#233; sur toute la dur&#233;e de vie de l'ouvrage &#8212; et non ceux, plus cl&#233;ments, des derni&#232;res d&#233;cennies. La chaleur, d'abord, avec l'effet d'&#238;lot de chaleur urbain qui amplifie les canicules. L'eau, ensuite, qui peut aussi bien manquer que d&#233;border : la rar&#233;faction en p&#233;riode de s&#233;cheresse, mais aussi l'exc&#232;s lors d'&#233;pisodes intenses, par d&#233;bordement de cours d'eau ou ruissellement sur des sols imperm&#233;abilis&#233;s. Les mouvements de terrain, enfin, dont le retrait-gonflement des argiles, ainsi que les temp&#234;tes qui sollicitent l'enveloppe et la toiture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anticiper, c'est cartographier ces al&#233;as d&#232;s la programmation, puis les traduire en d&#233;cisions concr&#232;tes d'implantation, d'enveloppe et de syst&#232;mes. Trois postures se combinent. &#201;viter : implanter hors des zones expos&#233;es lorsque c'est possible, car aucune mesure technique ne remplace un bon choix de site. R&#233;sister : renforcer le b&#226;ti pour qu'il encaisse l'&#233;v&#233;nement &#8212; enveloppe &#233;tanche, fondations adapt&#233;es, &#233;quipements sensibles hors d'eau. C&#233;der : accepter que certaines surfaces jouent un r&#244;le de r&#233;tention, en prot&#233;geant en priorit&#233; les personnes plut&#244;t que les biens. Choisir la bonne combinaison suppose d'avoir &#233;valu&#233; le risque.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt; Concevoir sobre et circulaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la rar&#233;faction des ressources et &#224; l'incertitude sur les usages futurs, construire r&#233;silient, c'est construire avec moins de mati&#232;re, la conserver plus longtemps et pouvoir la r&#233;utiliser. Mat&#233;riaux recyclables, pr&#233;fabrication, conception modulaire permettant d'adapter un b&#226;timent sans le d&#233;molir : un b&#226;timent pens&#233; pour &#233;voluer, voire pour &#234;tre d&#233;mont&#233; et r&#233;employ&#233;, est mieux arm&#233; face &#224; l'impr&#233;vu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il comparer objectivement ces options, car un choix vertueux sur un plan peut se r&#233;v&#233;ler p&#233;nalisant sur un autre. C'est le r&#244;le de l'analyse du cycle de vie (ACV), qui &#233;value les impacts d'un choix constructif de l'extraction des mati&#232;res premi&#232;res jusqu'au d&#233;mant&#232;lement. Elle &#233;vite de d&#233;placer un impact d'une &#233;tape &#224; une autre et transforme une intuition de conception en donn&#233;e comparable, sur laquelle une &#233;quipe peut r&#233;ellement arbitrer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Mesurer pour arbitrer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; que se joue la cr&#233;dibilit&#233; d'une d&#233;marche de r&#233;silience : dans sa capacit&#233; &#224; se traduire en indicateurs. Une intention ne se v&#233;rifie pas ; une donn&#233;e, si.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#233;f&#233;rentiel comme BREEAM offre une grille pour structurer cette exigence. Il aborde ensemble att&#233;nuation, adaptation et r&#233;silience, et organise la performance autour des risques climatiques concrets : gestion du risque inondation et du ruissellement, s&#233;curit&#233; de la ressource en eau, durabilit&#233; des mat&#233;riaux, confort thermique test&#233; sous des sc&#233;narios climatiques futurs, &#233;valuation des al&#233;as extr&#234;mes sur le cycle de vie. Ces crit&#232;res font de la r&#233;silience une exigence document&#233;e &#8212; &#224; condition de les mobiliser comme de v&#233;ritables outils d'aide &#224; la d&#233;cision, et non comme une simple course &#224; la certification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La taxonomie europ&#233;enne vient compl&#233;ter ces r&#233;f&#233;rentiels en offrant un cadre commun, harmonis&#233; &#224; l'&#233;chelle de l'Union. Elle propose une m&#233;thode partag&#233;e pour &#233;valuer l'exposition d'un actif aux risques climatiques physiques et d&#233;finir des solutions d'adaptation proportionn&#233;es &#224; sa dur&#233;e de vie. Ce langage commun permet de comparer les projets sur des bases objectives, d'un pays &#224; l'autre. Il rappelle aussi que l'adaptation n'est pas r&#233;serv&#233;e aux projets con&#231;us pour elle : c'est une dimension transversale de tout projet. La r&#233;silience ne se d&#233;clare pas : elle se d&#233;montre, pi&#232;ces &#224; l'appui.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Exploiter et adapter dans la dur&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;silience ne s'arr&#234;te pas &#224; la livraison. Un b&#226;timent n'est v&#233;ritablement r&#233;silient que si ses performances se confirment dans le temps, face aux usages r&#233;els et &#224; un climat qui continue d'&#233;voluer. Suivi instrument&#233;, jumeaux num&#233;riques et exploitation pilot&#233;e par la donn&#233;e permettent de mesurer les performances effectives, de d&#233;tecter les d&#233;rives avant qu'elles ne deviennent des d&#233;sordres et d'ajuster les r&#233;glages. Encore faut-il que ces donn&#233;es soient fiables et exploitables : on ne pilote bien que ce que l'on mesure correctement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;En conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Construire un b&#226;timent r&#233;silient, c'est penser le projet dans son ensemble : anticiper les risques, concevoir avec sobri&#233;t&#233;, mesurer pour arbitrer, puis suivre et adapter le b&#226;ti dans la dur&#233;e. Leur d&#233;nominateur commun : la donn&#233;e, qui transforme une ambition en d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez SECO Luxembourg, o&#249; nous accompagnons ma&#238;tres d'ouvrage, concepteurs et entreprises depuis plus de trente ans, nous observons que cette approche int&#233;gr&#233;e n'est plus un suppl&#233;ment d'&#226;me mais une n&#233;cessit&#233;. Et si la d&#233;marche est technique, sa finalit&#233; demeure profond&#233;ment humaine : un b&#226;timent r&#233;silient est un b&#226;timent o&#249; l'on peut continuer &#224; vivre et &#224; travailler dans de bonnes conditions, malgr&#233; les perturbations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;silience ne se d&#233;cr&#232;te pas. Elle se con&#231;oit &#8212; et elle se mesure.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Article paru dans &lt;a href=&#034;https://www.neomag.lu/neomag-82.html?var_mode=preview#book/35&#034;&gt;Neomag #82 - novembre 2026&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nonnewisen, un habitat social ouvert sur la nature &#224; Esch-sur-Alzette</title>
		<link>https://www.neomag.lu/nonnewisen-un-habitat-social-ouvert-sur-la-nature-a-esch-sur-alzette.html</link>
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		<dc:date>2026-11-04T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny K</dc:creator>



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&lt;p&gt;&#192; Esch-sur-Alzette, les 27 logements subventionn&#233;s de Nonnewisen s'organisent autour d'un jardin ouvert sur la vall&#233;e de l'Alzette. Marcel Emde, architecte associ&#233; chez Coeba et chef du projet, pr&#233;sente une approche qui privil&#233;gie les espaces partag&#233;s et la pr&#233;sence de la nature en ville. &lt;br class='autobr' /&gt; Interview de Marcel Emde, architecte et associ&#233;, chef de projet Nonnewisen chez Coeba &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Gosseldange, un autre projet place la circularit&#233; du bois au c&#339;ur de la d&#233;marche : issu de la for&#234;t communale, le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.neomag.lu/-ville-resiliente-.html" rel="directory"&gt;Ville r&#233;siliente&lt;/a&gt;


		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Esch-sur-Alzette, les 27 logements subventionn&#233;s de Nonnewisen s'organisent autour d'un jardin ouvert sur la vall&#233;e de l'Alzette. Marcel Emde, architecte associ&#233; chez Coeba et chef du projet, pr&#233;sente une approche qui privil&#233;gie les espaces partag&#233;s et la pr&#233;sence de la nature en ville.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Interview de Marcel Emde, architecte et associ&#233;, chef de projet Nonnewisen chez Coeba&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Gosseldange, un autre projet place la circularit&#233; du bois au c&#339;ur de la d&#233;marche : issu de la for&#234;t communale, le mat&#233;riau donne vie &#224; huit logements subventionn&#233;s et &#224; une salle polyvalente.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Comment concevoir un logement qui favorise la vie collective sans renoncer &#224; la qualit&#233; du cadre de vie ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le projet de Nonnewisen comprend 27 logements subventionn&#233;s. Nous avons port&#233; une attention particuli&#232;re &#224; la qualit&#233; des espaces partag&#233;s, &#224; l'accessibilit&#233; pour tous et &#224; la cr&#233;ation d'un cadre de vie propice aux interactions entre habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le b&#226;timent s'organise autour d'un vaste jardin int&#233;rieur v&#233;g&#233;talis&#233;. Il n'est pas pens&#233; comme un simple &#233;l&#233;ment paysager, mais comme une v&#233;ritable extension du lieu de vie. Des cheminements, des zones de s&#233;jour et des assises invitent les habitants &#224; se rencontrer et &#224; s'approprier cet environnement commun au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les logements sont desservis par des coursives ext&#233;rieures. Elles facilitent les &#233;changes informels entre voisins et offrent des espaces couverts suppl&#233;mentaires. Ces zones de transition entre le logement priv&#233; et l'espace collectif renforcent le sentiment de communaut&#233; tout en pr&#233;servant l'intimit&#233; de chacun. Une salle commune et un jardin en toiture sont &#233;galement accessibles &#224; tous les r&#233;sidents, y compris aux personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet pr&#233;voit enfin un espace partag&#233; ouvert sur le quartier. Con&#231;u comme un tiers-lieu de proximit&#233;, il vise &#224; favoriser les rencontres entre les habitants du b&#226;timent et les riverains. Sa flexibilit&#233; d'usage lui permet d'accueillir diff&#233;rentes activit&#233;s selon les besoins et de renforcer les liens &#224; l'&#233;chelle du quartier.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Comment int&#233;grer la nature dans un projet urbain ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le b&#226;timent occupe une position particuli&#232;re. Il se trouve &#224; l'extr&#233;mit&#233; d'un secteur du nouveau quartier de Nonnewisen, &#224; la rencontre entre le tissu b&#226;ti et la zone naturelle travers&#233;e par l'Alzette. Plut&#244;t que de constituer une limite entre ces deux environnements, il a &#233;t&#233; con&#231;u comme une zone de transition. Une large ouverture m&#233;nag&#233;e dans le volume construit pr&#233;serve les vues vers les espaces naturels et maintient une continuit&#233; visuelle entre la ville et le paysage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La forme en U du b&#226;timent encadre le jardin central, un espace prot&#233;g&#233; et largement v&#233;g&#233;talis&#233;. Cette organisation am&#233;liore la qualit&#233; des espaces ext&#233;rieurs et compense une partie des surfaces imperm&#233;abilis&#233;es par la construction. Elle favorise aussi la biodiversit&#233; urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le changement climatique, la conception des espaces ext&#233;rieurs joue aussi un r&#244;le dans la r&#233;gulation du microclimat. Les arbres, arbustes et surfaces plant&#233;es r&#233;duisent les temp&#233;ratures estivales gr&#226;ce &#224; l'ombrage et &#224; l'&#233;vapotranspiration. Ils limitent l'accumulation de chaleur dans les sols et les surfaces min&#233;rales et am&#233;liorent le confort thermique autour des b&#226;timents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouverture du volume vers la zone naturelle permet au jardin int&#233;rieur de fonctionner comme un prolongement du paysage plut&#244;t que comme un espace ferm&#233;. Elle favorise aussi la circulation de l'air entre la zone naturelle et l'ensemble r&#233;sidentiel. En &#233;t&#233;, notamment la nuit, ces mouvements d'air peuvent rafra&#238;chir le jardin, les fa&#231;ades et les espaces ext&#233;rieurs en &#233;vacuant une partie de la chaleur accumul&#233;e par la masse construite durant la journ&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jardin transversal devient ainsi une composante du dispositif climatique du projet. &#192; l'&#233;chelle du quartier, ce principe peut &#234;tre prolong&#233; par de v&#233;ritables corridors climatiques et &#233;cologiques reliant espaces naturels, jardins, cours int&#233;rieures et zones b&#226;ties.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Comment les principes de durabilit&#233; influencent-ils la conception et les usages du logement ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;marche concerne aussi bien la conception que l'exploitation future du b&#226;timent. Le projet r&#233;pond aux crit&#232;res du r&#233;f&#233;rentiel LENOZ. Celui-ci &#233;value la qualit&#233; globale des logements selon des param&#232;tres environnementaux, sociaux et &#233;conomiques, en tenant compte de la qualit&#233; d'usage et du bien-&#234;tre des habitants : efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique, confort des r&#233;sidents, gestion responsable des ressources, qualit&#233; des am&#233;nagements collectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan constructif, le b&#226;timent associe un squelette porteur en b&#233;ton arm&#233; &#224; une enveloppe en bois massif. Le bois est &#233;galement tr&#232;s pr&#233;sent en fa&#231;ade, &#224; travers un syst&#232;me de lamelles verticales. Les toitures plates accueillent des am&#233;nagements v&#233;g&#233;talis&#233;s et des installations photovolta&#239;ques destin&#233;es &#224; la production d'&#233;nergie renouvelable. L'ensemble de ces choix vise &#224; concilier durabilit&#233;, p&#233;rennit&#233; des ouvrages et qualit&#233; d'usage.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Comment valoriser les ressources locales dans une d&#233;marche de construction durable ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; Gosseldange, l'Aal Schoul est une nouvelle construction de huit logements subventionn&#233;s et d'espaces partag&#233;s, r&#233;alis&#233;e pour la commune de Lintgen. Le projet associe logements abordables, lieux polyvalents destin&#233;s &#224; la vie communale et utilisation raisonn&#233;e des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de son d&#233;veloppement, la forte hausse du co&#251;t des mat&#233;riaux, en particulier du bois de construction, nous a conduits &#224; r&#233;examiner certaines solutions. La commune de Lintgen et l'&#233;quipe de conception se sont alors tourn&#233;es vers le bois des for&#234;ts communales. Ce recours &#224; une ressource locale a permis de r&#233;duire les co&#251;ts d'approvisionnement et de maintenir le principe constructif envisag&#233; d&#232;s les premi&#232;res phases. Il limite aussi les distances de transport. Il montre comment des mat&#233;riaux issus du territoire peuvent s'int&#233;grer dans une construction durable, tout en soutenant une gestion responsable des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Quels enseignements tirer de ces deux projets ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nonnewisen et Gosseldange s'inscrivent dans des contextes diff&#233;rents, mais partagent plusieurs objectifs. Les deux projets proposent des logements de qualit&#233;, favorisent les usages collectifs et d&#233;veloppent des lieux de rencontre ouverts sur leur environnement. Ils int&#232;grent aussi la nature dans le quotidien des habitants et reposent sur un choix responsable des mat&#233;riaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils montrent que la durabilit&#233; ne repose pas sur une solution unique, mais sur une combinaison de r&#233;ponses adapt&#233;es &#224; chaque contexte : espaces partag&#233;s, accessibilit&#233;, valorisation des ressources locales, v&#233;g&#233;talisation, efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique ou encore qualit&#233; des usages. Au-del&#224; des performances techniques, ces projets interrogent la mani&#232;re d'habiter aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils montrent comment l'architecture peut cr&#233;er des lieux de vie plus ouverts, plus r&#233;silients et davantage connect&#233;s &#224; leur environnement naturel et humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Coeba&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Article paru dans &lt;a href=&#034;https://www.neomag.lu/neomag-82.html?var_mode=preview#book/25&#034;&gt;Neomag #82 - novembre 2026&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Face au climat</title>
		<link>https://www.neomag.lu/face-au-climat.html</link>
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		<dc:date>2026-11-04T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny K</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La ville de demain gagnerait &#224; s'inspirer de celle d'hier. Canicules, pluies torrentielles, temp&#234;tes, un constat s'impose : le retour en arri&#232;re n'&#233;tant plus possible, nous devons repenser notre mani&#232;re de concevoir nos villes, nos quartiers et nos b&#226;timents. &lt;br class='autobr' /&gt; Rencontre avec Jordan Adans, architecte-urbaniste et g&#233;rant du bureau E-cone, &#224; Mersch &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Luxembourg, le d&#233;fi est particuli&#232;rement important : un territoire de seulement 2 586 km2, une population qui augmente rapidement et pr&#232;s de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.neomag.lu/-ville-resiliente-.html" rel="directory"&gt;Ville r&#233;siliente&lt;/a&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La ville de demain gagnerait &#224; s'inspirer de celle d'hier. Canicules, pluies torrentielles, temp&#234;tes, un constat s'impose : le retour en arri&#232;re n'&#233;tant plus possible, nous devons repenser notre mani&#232;re de concevoir nos villes, nos quartiers et nos b&#226;timents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Rencontre avec Jordan Adans, architecte-urbaniste et g&#233;rant du bureau E-cone, &#224; Mersch&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Luxembourg, le d&#233;fi est particuli&#232;rement important : un territoire de seulement 2 586 km&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, une population qui augmente rapidement et pr&#232;s de 6 000 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt; de sols naturels grignot&#233;s chaque jour, dont pr&#232;s de la moiti&#233; rendus imperm&#233;ables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Jordan Adans, la r&#233;ponse ne se joue pas seulement &#224; l'&#233;chelle du b&#226;timent, mais aussi dans la fa&#231;on dont on construit le quartier. Quitte &#224; renouer avec un savoir presque oubli&#233; : celui de l'urbanisme vernaculaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Adaptation, r&#233;silience : de quoi parle-t-on ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On confond souvent les deux mots. L'adaptation consiste &#224; ajuster un b&#226;timent ou un quartier &#224; des conditions nouvelles : renforcer l'isolation contre la chaleur, sur&#233;lever une construction en zone inondable, installer une ventilation naturelle. Elle peut r&#233;pondre &#224; un probl&#232;me d&#233;j&#224; pr&#233;sent ou chercher &#224; l'anticiper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;silience s'inscrit dans une approche plus globale : elle d&#233;signe la capacit&#233; d'un b&#226;timent ou d'une ville &#224; faire face &#224; une crise, &#224; en limiter les effets, puis &#224; retrouver son fonctionnement. Canicule, crue, coupure d'&#233;lectricit&#233; : l'objectif est de mieux r&#233;sister aux perturbations et de s'y adapter dans la dur&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Construire avec le climat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Longtemps, l'abondance d'&#233;nergie et de mat&#233;riaux bon march&#233; a permis &#224; l'architecture de s'affranchir de nombreuses contraintes. &#171; On pouvait poser la m&#234;me tour de verre &#224; Oslo ou &#224; Duba&#239;, puis rattraper l'inconfort &#224; coups de climatisation &#187;, resitue Jordan Adans, architecte-urbaniste et g&#233;rant du bureau E-cone. &#171; Aujourd'hui, le co&#251;t, la rar&#233;faction des ressources et le climat nous obligent &#224; composer de nouveau avec le lieu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t de relire l'architecture vernaculaire, ces b&#226;timents que les habitants fa&#231;onnaient avec les mat&#233;riaux et les savoir-faire locaux, en r&#233;ponse au climat. Non pour copier le pass&#233;, mais pour en retrouver des principes toujours utiles : bien orienter les b&#226;timents, cr&#233;er de l'ombre, profiter de l'&#233;paisseur des murs, des patios, des auvents ou des d&#233;bords de toiture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces principes anciens s'ajoutent les solutions d'aujourd'hui : toitures claires pour limiter la surchauffe, protections solaires, b&#226;timents bien isol&#233;s, fa&#231;ades et toits v&#233;g&#233;talis&#233;s. &#192; terme, l'enjeu est de simplifier la construction et de disposer de b&#226;timents adaptables et modulables, capables de servir d'abri en cas de crise et aussi autonomes que possible en &#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Changer d'&#233;chelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais le b&#226;timent ne fait pas tout, et l'arbre non plus. Lors des fortes chaleurs, certaines essences r&#233;duisent leur &#233;vapotranspiration et, avec elle, leur capacit&#233; &#224; rafra&#238;chir l'air. Quant &#224; l'effet d'un parc, il s'att&#233;nue rapidement &#224; mesure que l'on s'en &#233;loigne. Rafra&#238;chir une ville ne se r&#232;gle donc ni b&#226;timent par b&#226;timent, ni en plantant seulement quelques arbres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est le moment de changer d'&#233;chelle &#187;, insiste Jordan Adans. &#171; L'urbanisme n'est plus une simple question d'orientation, d'agencement ou d'implantation des b&#226;timents. Il faut aussi penser le quartier dans son ensemble : l'organisation des rues, la place laiss&#233;e &#224; l'eau et &#224; la nature, mais aussi la mani&#232;re d'utiliser le sol, une ressource particuli&#232;rement pr&#233;cieuse au Luxembourg &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Une ville qui s'adapte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une ville r&#233;siliente est capable d'anticiper les crises, d'y faire face et de s'y adapter. Cela passe notamment par une utilisation plus sobre du sol, davantage de place laiss&#233;e &#224; la nature et une meilleure prise en compte des habitants. Au Luxembourg, la limitation de l'artificialisation des sols s'inscrit notamment dans l'objectif de &#171; z&#233;ro artificialisation nette &#187; &#224; l'horizon 2050.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion de l'eau en est un bon exemple. Face aux pluies intenses comme aux s&#233;cheresses, le principe de la &#171; ville &#233;ponge &#187; est simple : absorber et retenir l'eau de pluie plut&#244;t que de la laisser ruisseler et de l'&#233;vacuer au plus vite. Sols perm&#233;ables, foss&#233;s v&#233;g&#233;talis&#233;s, parcs pouvant accueillir temporairement l'eau et v&#233;g&#233;tation plus g&#233;n&#233;reuse permettent ainsi &#224; la ville de mieux composer avec l'eau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains poussent le raisonnement plus loin encore. L'architecte suisse Philippe Rahm propose ainsi la &#171; ville cactus &#187;, pens&#233;e comme le compl&#233;ment de la ville &#233;ponge : plut&#244;t que d'&#233;vacuer ou d'absorber l'eau, elle la stockerait, capt&#233;e durant les pluies d'hiver pour &#234;tre mobilis&#233;e lors des canicules estivales, comme des plantes succulentes qui se gorgent d'eau pour survivre &#224; la saison s&#232;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Mersch, o&#249; E-cone est install&#233;, la question est tr&#232;s concr&#232;te. La ville se trouve &#224; la rencontre de l'Alzette, de la Mamer et de l'Eisch, et les crues de juillet 2021, janvier 2024 et janvier 2025 ont rappel&#233; sa vuln&#233;rabilit&#233; aux inondations. Or, plus les sols sont imperm&#233;abilis&#233;s, moins l'eau peut s'infiltrer et plus le ruissellement augmente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On ne peut plus se permettre de tout b&#233;tonner ni de gaspiller le sol &#187;, plaide Jordan Adans. &#171; Laisser l'eau s'infiltrer, pr&#233;server le foncier, c'est d&#233;j&#224; de la r&#233;silience &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Ce que la ville d'hier peut nous apprendre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; relier tout cela. Car les principes qui permettaient autrefois au b&#226;timent de composer avec son climat se retrouvaient aussi &#224; l'&#233;chelle de la ville : dans la largeur et l'orientation des rues, la densit&#233; du b&#226;ti, la pr&#233;sence de l'eau, les espaces partag&#233;s ou encore la mani&#232;re d'occuper le sol. C'est tout l'int&#233;r&#234;t de l'urbanisme vernaculaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moins connu que l'architecture vernaculaire, il applique cette logique &#224; l'&#233;chelle de la ville. Celle-ci se fa&#231;onne progressivement en fonction du climat, des ressources disponibles et des besoins de ses habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, la ville se transforme au fil des besoins : on agrandit, on adapte, on r&#233;organise. Elle compose aussi avec le climat : rues &#233;troites pour cr&#233;er de l'ombre, orientation pour profiter du vent, b&#226;timents mitoyens pour limiter les d&#233;perditions. Plut&#244;t que d'&#234;tre pens&#233;e d'un seul bloc, elle se transforme progressivement, par petites interventions. La ville demeure une chose vivante &#233;volutive. &#171; L'architecture vernaculaire n'est pas une nostalgie : c'est un savoir climatique qu'il faut relire et remettre au c&#339;ur de la r&#233;flexion urbaine &#187; , insiste Jordan Adans.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Des exemples concrets&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces principes ne sont pas que th&#233;oriques : ils sont d&#233;j&#224; &#224; l'&#339;uvre dans plusieurs projets. &#192; Montevideo, les &#171; Three Malv&#237;n triplexes &#187; de l'agence Estudio Cabrera r&#233;pondent &#224; la chaleur par une double peau de lames de bois orientables : r&#233;gl&#233;e au fil de la journ&#233;e, elle filtre le soleil et favorise la ventilation naturelle, sans recours &#224; la climatisation. &#192; Boston, le Spaulding Rehabilitation Hospital a &#233;t&#233; con&#231;u pour faire face au risque d'inondation : rez-de-chauss&#233;e sur&#233;lev&#233;, &#233;quipements essentiels prot&#233;g&#233;s, jardin en toiture. En Floride, les maisons de Hunters Point, sur&#233;lev&#233;es et &#233;quip&#233;es de panneaux solaires et de batteries, ont travers&#233; les ouragans de 2024 avec des dommages tr&#232;s limit&#233;s. En France, le quartier Matra, &#224; Romorantin, compose lui aussi avec le risque de crue : certains b&#226;timents sont pos&#233;s sur pilotis pour laisser l'eau circuler lorsqu'elle monte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des r&#233;ponses tr&#232;s diff&#233;rentes, &#224; la chaleur comme &#224; l'eau, mais une m&#234;me logique : anticiper les risques et les int&#233;grer d&#232;s la conception.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;S'inspirer du pass&#233; pour construire demain&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face au d&#233;r&#232;glement climatique, le b&#226;ti et la ville sont en premi&#232;re ligne. Les rendre plus r&#233;silients ne consiste pas seulement &#224; ajouter des technologies, mais aussi &#224; retrouver des savoirs anciens : ceux qui permettaient de construire en tenant compte du climat, du lieu et des ressources disponibles, pour les adapter aux moyens d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Du mur &#233;pais &#224; la trame des rues, beaucoup de r&#233;ponses sont d&#233;j&#224; l&#224; &#187;, assure Jordan Adans. &#171; &#192; nous de les r&#233;interpr&#233;ter pour aujourd'hui &#187;. Au Luxembourg comme ailleurs, regarder ce qui fonctionnait hier peut ainsi aider &#224; construire des villes mieux pr&#233;par&#233;es au climat de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article paru dans &lt;a href=&#034;https://www.neomag.lu/neomag-82.html?var_mode=preview#book/21&#034;&gt;Neomag #82 - novembre 2026&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>SOS Kannerduerf : (re)dessiner le village o&#249; grandir demain</title>
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		<dc:date>2026-11-04T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny K</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; Mersch, le village d'enfants pr&#233;pare sa transformation &#224; l'horizon2035. Nouvelles structures, espaces th&#233;rapeutiques, chemins de mobilit&#233; douce, pr&#233;servation du milieu naturel&#8230;Derri&#232;re ces &#233;volutions, un m&#234;me objectif : faire grandir un village capable de s'adapter aux besoins des enfants, tout en pr&#233;servant ce qui fait son identit&#233; depuis 60ans &lt;br class='autobr' /&gt; Rencontre avec C&#233;lia Balos, urbaniste, Micha&#235;l Havert, urbaniste-am&#233;nageur et chef d'unit&#233; D&#233;veloppement urbain/PAP chez Schroeder &amp; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.neomag.lu/-ville-resiliente-.html" rel="directory"&gt;Ville r&#233;siliente&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L150xH83/banners_3_-10-fef2a.png?1793764920' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Mersch, le village d'enfants pr&#233;pare sa transformation &#224; l'horizon2035. Nouvelles structures, espaces th&#233;rapeutiques, chemins de mobilit&#233; douce, pr&#233;servation du milieu naturel&#8230;Derri&#232;re ces &#233;volutions, un m&#234;me objectif : faire grandir un village capable de s'adapter aux besoins des enfants, tout en pr&#233;servant ce qui fait son identit&#233; depuis 60ans&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Rencontre avec C&#233;lia Balos, urbaniste, Micha&#235;l Havert, urbaniste-am&#233;nageur et chef d'unit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;veloppement urbain/PAP chez Schroeder &amp; Associ&#233;s, ainsi que Val&#233;rie Oberl&#233;, directrice g&#233;n&#233;rale de la Fondation L&#235;tzebuerger Kannerduerf&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Un trajet &#224; hauteur d'enfant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un enfant quitte sa maison, croise un &#233;ducateur, longe une aire de jeux et retrouve ses amis quelques m&#232;tres plus loin. Un trajet quotidien, presque banal. Pourtant, c'est pr&#233;cis&#233;ment &#224; cette &#233;chelle que se joue une partie de l'avenir du site de SOS Kannerduerf &#224; Mersch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'horizon 2035, le paysage aura &#233;volu&#233; : des maisons modernis&#233;es, davantage de verdure, de nouveaux espaces de jeux et de qui&#233;tude, une mobilit&#233; apais&#233;e. L'enjeu n'est pas de transformer le village pour le transformer, mais de faire &#233;voluer le site sans perdre ce qui en fait un lieu de vie singulier : un environnement protecteur, structurant et &#224; taille humaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'ambition du masterplan 2030-2035, &#233;labor&#233; par Schroeder &amp; Associ&#233;s en collaboration avec la Fondation L&#235;tzebuerger Kannerduerf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un masterplan est un document de planification qui d&#233;finit une vision d'ensemble d'un site et ses principes d'am&#233;nagement &#224; moyen et long terme. Il ne s'agit pas d'un document r&#233;glementaire au sens strict, mais d'une feuille de route pour orienter les projets futurs et assurer leur coh&#233;rence dans le temps &#187;, explique Micha&#235;l Havert, urbaniste-am&#233;nageur et chef d'unit&#233; D&#233;veloppement urbain/PAP chez Schroeder &amp; Associ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;laborer cette vision, plusieurs expertises du bureau d'ing&#233;nieurs-conseils Schroeder &amp; Associ&#233;s ont &#233;t&#233; mobilis&#233;es : d&#233;veloppement urbain/PAP, mobilit&#233;, d&#233;veloppement urbain et infrastructures de transport, voirie et r&#233;seaux divers et g&#233;nie technique. L'&#233;quipe a &#233;galement collabor&#233; avec Studio Maestrale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour ce projet, nous ne nous limitons pas &#224; une approche purement technique et fonctionnelle. En tant qu'urbanistes, nous croisons les enjeux d'am&#233;nagement, de mobilit&#233;, d'infrastructures et de paysage pour concevoir un ensemble coh&#233;rent, adapt&#233; aux usages du site. Cette approche multidisciplinaire permet d'int&#233;grer d&#232;s le d&#233;part les besoins des enfants et des professionnels, mais aussi les &#233;volutions que le village pourrait conna&#238;tre au cours des prochaines ann&#233;es &#187;, souligne Micha&#235;l Havert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vision partag&#233;e est essentielle pour la Fondation L&#235;tzebuerger Kannerduerf, dont la mission est d'accompagner les enfants dans leur d&#233;veloppement et leur parcours de vie. Pour Val&#233;rie Oberl&#233;, directrice g&#233;n&#233;rale de la fondation, la r&#233;flexion doit avant tout partir des besoins des enfants. &#171; Pour nous, un masterplan commence par les enfants, par leurs besoins d'aujourd'hui et ceux que nous devons d&#233;j&#224; anticiper pour demain. La vraie question est simple : comment concevoir un environnement qui soutienne leur d&#233;veloppement, leur s&#233;curit&#233; et leur parcours de vie ? Notre logique est claire : ce n'est pas &#224; l'enfant de s'adapter aux infrastructures. C'est &#224; nous de penser des infrastructures capables de s'adapter &#224; ses besoins et de soutenir au mieux son d&#233;veloppement et son accompagnement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Faire &#233;voluer un village sans perdre son identit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation en 1968, Kannerduerf s'est d&#233;velopp&#233; progressivement, au rythme des besoins des enfants et de la mission de la Fondation. Install&#233; sur 5,2 hectares, entre la ville de Mersch et le cadre verdoyant du Mierscherwald, le site compte aujourd'hui neuf maisons d'habitation et six b&#226;timents fonctionnels. Pr&#232;s de 70 enfants et jeunes y vivent et sont accompagn&#233;s au quotidien par quelque 70 membres du personnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette histoire constitue un point de d&#233;part essentiel pour le projet. Il faut composer avec les b&#226;timents existants, les habitudes et les usages, mais aussi avec l'identit&#233; d'un lieu construit au fil de plusieurs g&#233;n&#233;rations. &#171; Notre responsabilit&#233; aujourd'hui est de pr&#233;parer les prochaines d&#233;cennies avec la m&#234;me exigence : faire &#233;voluer le village sans perdre ce qui constitue son identit&#233; et sa raison d'&#234;tre &#187;, explique Val&#233;rie Oberl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La transformation du site ne consiste donc pas &#224; repartir de z&#233;ro, mais &#224; s'appuyer sur l'exp&#233;rience acquise pour r&#233;pondre aux besoins futurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous ne partons pas d'une page blanche. Nous nous appuyons sur pr&#232;s de soixante ans d'exp&#233;rience pour imaginer ce dont les enfants et les professionnels auront besoin demain. Il ne s'agit pas de choisir entre pr&#233;server et transformer, mais de faire vivre notre h&#233;ritage en le mettant au service de l'avenir &#187;, souligne la directrice g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Des espaces pens&#233;s pour vivre ensemble&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le masterplan pr&#233;voit une densification raisonn&#233;e du village, tout en am&#233;liorant la qualit&#233; des espaces ext&#233;rieurs, les d&#233;placements et les connexions avec les quartiers environnants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous proposons un d&#233;veloppement harmonieux du village d'enfants tout en maintenant une accessibilit&#233; et une mobilit&#233; optimis&#233;es, des espaces ext&#233;rieurs communs qualitatifs, une certaine valorisation paysag&#232;re et une int&#233;gration harmonieuse du site dans son entourage &#187;, souligne C&#233;lia Balos, urbaniste chez Schroeder &amp; Associ&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La programmation pr&#233;voit notamment le d&#233;veloppement des p&#244;les p&#233;dagogiques et th&#233;rapeutiques, avec la cr&#233;ation d'un deuxi&#232;me centre socio-th&#233;rapeutique et la construction de deux nouvelles maisons d'habitation. Le projet comprend &#233;galement un nouveau parvis d'accueil et un deuxi&#232;me acc&#232;s, afin de mieux organiser les d&#233;placements des r&#233;sidents, du personnel et des visiteurs. Une nouvelle aire de stationnement permettant de doubler la capacit&#233; actuelle est &#233;galement pr&#233;vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des b&#226;timents, les espaces interm&#233;diaires contribueront &#224; faire du site un v&#233;ritable lieu de vie. Une place du village, des placettes de rencontre, des aires de jeux et un nouvel espace multisports offriront davantage de possibilit&#233;s aux enfants pour se retrouver, jouer et &#233;changer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les espaces entre les b&#226;timents jouent un r&#244;le essentiel dans la vie du village. L'am&#233;nagement d'une place centrale, de placettes de rencontre, d'aires de jeux et d'un espace multisports doit permettre de multiplier les occasions de se retrouver, tout en offrant des lieux adapt&#233;s aux diff&#233;rents usages. Les liaisons pi&#233;tonnes et cyclables seront &#233;galement am&#233;lior&#233;es et s&#233;curis&#233;es pour renforcer les connexions avec les quartiers environnants &#187;, pr&#233;cise C&#233;lia Balos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ouverture vers Mersch doit toutefois rester ma&#238;tris&#233;e. Kannerduerf est un lieu de vie qui a vocation &#224; mieux s'int&#233;grer dans son environnement, mais il doit aussi pr&#233;server la tranquillit&#233;, la s&#233;curit&#233; et l'intimit&#233; n&#233;cessaires &#224; l'accompagnement des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le r&#233;am&#233;nagement de Kannerduerf associe d'embl&#233;e les dimensions urbanistique, sociale et &#233;ducative dans un objectif commun : cr&#233;er les conditions d'un cadre de vie de qualit&#233; favorisant le bien-&#234;tre, l'autonomie et l'&#233;panouissement des enfants &#187;, explique Micha&#235;l Havert.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;La nature comme composante du projet&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans le projet, la nature n'est pas un simple d&#233;cor. Elle fait d&#233;j&#224; partie du quotidien des enfants et des jeunes r&#233;sidents, et le masterplan entend renforcer cette relation en faisant des espaces verts des lieux de d&#233;tente, d'apprentissage et de rencontre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Notre ambition en mati&#232;re de durabilit&#233; ne consiste pas &#224; additionner des solutions techniques. Elle consiste &#224; cr&#233;er un environnement durable au sens large : sobre en ressources, respectueux de la nature et b&#233;n&#233;fique pour les enfants qui y vivent &#187;, explique Val&#233;rie Oberl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;g&#233;tation existante sera conserv&#233;e et compl&#233;t&#233;e par des plantations indig&#232;nes, notamment pour cr&#233;er des corridors verts. Des zones d'ombre et de fra&#238;cheur, un jardin des sens et une ferme p&#233;dagogique viendront enrichir les espaces ext&#233;rieurs et leurs usages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gestion de l'eau constitue un autre axe important, avec la r&#233;cup&#233;ration des eaux de pluie, l'utilisation de rev&#234;tements drainants et des dispositifs favorisant l'infiltration naturelle. Sur le plan &#233;nerg&#233;tique, le masterplan int&#232;gre notamment le recours au photovolta&#239;que, la r&#233;habilitation des b&#226;timents existants et l'utilisation de mat&#233;riaux durables et r&#233;utilisables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La durabilit&#233; est ainsi pens&#233;e de mani&#232;re transversale : elle concerne autant les ressources et les infrastructures que la qualit&#233; des espaces dans lesquels les enfants grandissent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Un horizon pour mieux pr&#233;parer l'avenir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; terme, le village continuera de s'organiser autour d'un principe simple : proposer un environnement adapt&#233; aux besoins des enfants, avec des d&#233;placements facilit&#233;s, des espaces de rencontre et des &#233;quipements favorisant leur d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans dix ou quinze ans, nous ne jugerons pas la r&#233;ussite de ce masterplan au nombre de b&#226;timents construits. Nous la jugerons &#224; ce qu'il aura permis d'am&#233;liorer dans la vie des enfants : la qualit&#233; de leur accompagnement, leur sentiment de s&#233;curit&#233;, leur capacit&#233; &#224; cr&#233;er des liens et, progressivement, &#224; trouver leur place dans la soci&#233;t&#233; &#187;, r&#233;sume Val&#233;rie Oberl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce projet de Kannerduerf nous a offert l'opportunit&#233; de mettre en valeur les comp&#233;tences de notre unit&#233; D&#233;veloppement urbain/PAP et de d&#233;montrer comment l'urbanisme et l'am&#233;nagement du territoire peuvent contribuer concr&#232;tement au bien-&#234;tre des enfants, &#224; leur d&#233;veloppement et &#224; l'am&#233;lioration de leur qualit&#233; de vie, lorsqu'ils associent les dimensions techniques, sociales et humaines d&#232;s la conception &#187;, conclut Micha&#235;l Havert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Mersch, le village de demain ne se dessine donc pas seulement sur un plan. Il se construit autour d'une question essentielle : quel environnement voulons-nous offrir &#224; ceux qui y grandiront ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article paru dans &lt;a href=&#034;https://www.neomag.lu/neomag-82.html?var_mode=preview#book/17&#034;&gt;Neomag #82 - novembre 2026&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Confort d'&#233;t&#233;, sobri&#233;t&#233; et r&#233;silience, de nouvelles priorit&#233;s ?</title>
		<link>https://www.neomag.lu/confort-d-ete-sobriete-et-resilience-de-nouvelles-priorites.html</link>
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		<dc:date>2026-11-04T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny K</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Christian Rech et Bruno Renders plaident pour le retour &#224; une architecture plus sobre, bioclimatique et adapt&#233;e au climat, avec une id&#233;e forte : faire mieux avec moins. &lt;br class='autobr' /&gt; Interview de Christian Rech, fond&#233; de pouvoir chez Cimalux, et Bruno Renders, copr&#233;sident du CNCD et fondateur de SMIIZE &lt;br class='autobr' /&gt;
** Dans nos r&#233;gions, on s'est longtemps focalis&#233;s sur la gestion de l'&#233;nergie et le confort d'hiver dans les b&#226;timents. Les priorit&#233;s changent-elles avec les canicules qui se multiplient ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Bruno (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.neomag.lu/-ville-resiliente-.html" rel="directory"&gt;Ville r&#233;siliente&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L150xH100/fkr_5512-41826.jpg?1793764921' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Christian Rech et Bruno Renders plaident pour le retour &#224; une architecture plus sobre, bioclimatique et adapt&#233;e au climat, avec une id&#233;e forte : faire mieux avec moins.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Interview de Christian Rech, fond&#233; de pouvoir chez Cimalux, et Bruno Renders, copr&#233;sident du CNCD et fondateur de SMIIZE&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Dans nos r&#233;gions, on s'est longtemps focalis&#233;s sur la gestion de l'&#233;nergie et le confort d'hiver dans les b&#226;timents. Les priorit&#233;s changent-elles avec les canicules qui se multiplient ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bruno Renders :&lt;/strong&gt; Effectivement, nos b&#226;timents ne sont pas encore pr&#233;par&#233;s ni adapt&#233;s pour se prot&#233;ger de la chaleur en &#233;t&#233;. L'adaptabilit&#233; au changement climatique est pourtant le deuxi&#232;me objectif de la taxonomie europ&#233;enne. La r&#233;silience des b&#226;timents doit se trouver au c&#339;ur des futures r&#233;glementations, car nous y passons 90 % de notre temps. D&#233;carbonation et r&#233;silience ne s'opposent pas. Face aux canicules, il existe des solutions plus intelligentes que la climatisation : les pompes &#224; chaleur, par exemple, peuvent produire du frais avec un impact limit&#233; si elles sont connect&#233;es &#224; des panneaux photovolta&#239;ques qui fonctionnent &#224; pleine performance quand l'ensoleillement est fort. &lt;br class='autobr' /&gt;
Seule une approche syst&#233;mique permettra d'aborder ces th&#233;matiques de mani&#232;re int&#233;gr&#233;e et efficiente.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Comment les b&#226;timents peuvent-ils &#234;tre adapt&#233;s concr&#232;tement ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christian Rech :&lt;/strong&gt; En faisant mieux, avec (beaucoup) moins.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;duire les besoins en rafra&#238;chissement repr&#233;sente d&#233;j&#224; plus de 50 % de la solution. Une des mani&#232;res les plus simples de le faire est de pr&#233;voir des occultants. C'est ce que nous apprend l'architecture vernaculaire : les mas proven&#231;aux ont tr&#232;s peu d'ouvertures au sud et on s'y &#171; encabane &#187; d&#232;s qu'il fait chaud, alors que les b&#226;timents actuels, avec leurs murs rideaux et leurs baies vitr&#233;es sans protection solaire, doivent souvent &#234;tre climatis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, chaque m&#232;tre cube de b&#233;ton coul&#233; pour les fondations du b&#226;timent sans y faire passer des tuyaux pour utiliser la fra&#238;cheur naturellement pr&#233;sente dans le sol est une opportunit&#233; manqu&#233;e. Il suffit pourtant d'une simple pompe pour faire circuler de l'eau dans les fondations, celle-ci passe ensuite dans un &#233;changeur de chaleur que la VMC exploite pour produire de la fra&#238;cheur. En &#233;t&#233;, pendant qu'on rafra&#238;chit le b&#226;timent, l'eau absorbe la chaleur et la restitue dans les fondations, dont la temp&#233;rature va progressivement augmenter. En hiver, le principe s'inverse : l'air froid venu de l'ext&#233;rieur va &#234;tre r&#233;chauff&#233; par la chaleur emmagasin&#233;e dans le sol durant l'&#233;t&#233;. On peut ainsi gagner une douzaine de degr&#233;s et, en prime, &#233;liminer l'humidit&#233; par condensation. Tout &#231;a pour un co&#251;t quasi nul par rapport au prix global d'une construction, et avec un entretien tout aussi minime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BR :&lt;/strong&gt; Miser sur le low-tech, c'est la d&#233;marche du b&#226;timent 22-26 de Dellizotti, qui est revenu aux fondamentaux du bioclimatisme : rafra&#238;chir la nuit, tirer parti de l'inertie thermique des mat&#233;riaux &#8212; en particulier du b&#233;ton. Et &#231;a fonctionne !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; La climatisation reste-t-elle malgr&#233; tout une option envisageable ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BR :&lt;/strong&gt; Il faut plut&#244;t chercher des solutions passives, o&#249; l'essentiel du rafra&#238;chissement se fait sans consommation d'&#233;nergie et o&#249; les quelques degr&#233;s en moins ou le petit pourcentage d'humidit&#233; qui ne peuvent pas &#234;tre atteints passivement sont apport&#233;s par un petit compl&#233;ment, parfaitement calibr&#233; et qui consomme le moins possible. Il convient aussi de travailler sur des indicateurs moins objectifs et quantitatifs, mais davantage li&#233;s &#224; la perception des usagers.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Quelle est place de la technologie dans le fait de rendre les b&#226;timents plus r&#233;silients ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR :&lt;/strong&gt; L'automatisation peut &#234;tre pertinente pour piloter des &#233;quipements &#233;lectrom&#233;nagers ou l'utilisation de l'&#233;lectricit&#233; photovolta&#239;que. Mais est-il vraiment n&#233;cessaire de r&#233;guler au degr&#233; pr&#232;s la ventilation, le chauffage, les occultations ? Le d&#233;phasage thermique d'un b&#226;timent en b&#233;ton dure 24 heures, voire plus. On ne le per&#231;oit m&#234;me pas. Il n'est pas utile d'ajuster les param&#232;tres toutes les trois minutes. Et si on veut ouvrir la fen&#234;tre, on se l&#232;ve et on l'ouvre &#8212; pas besoin d'un syst&#232;me qui le fasse &#224; notre place et mesure tout en continu. &#192; trop pousser la technologie, on finit par se fourvoyer.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Quel est le co&#251;t de l'adaptation ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR :&lt;/strong&gt; Adapter techniquement un b&#226;timent a un co&#251;t, mais ne rien faire en a un aussi, si on raisonne de fa&#231;on globale. Par exemple, dans un b&#226;timent de bureaux, on constate directement une baisse de productivit&#233; quand la temp&#233;rature grimpe, sans compter l'absent&#233;isme des personnes qui supportent mal la chaleur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BR :&lt;/strong&gt; Entre le co&#251;t d'une perte de productivit&#233; et celui d'une climatisation, il n'y a pas photo. Mais le risque, c'est d'installer des climatisations partout pour se rendre compte ensuite qu'on n'a pas assez d'&#233;lectricit&#233; pour les alimenter ou que l'on g&#233;n&#232;re de nouveaux gisements de chaleur. Il faut avoir une vision holistique, et non se contenter de mettre un pansement sur une jambe de bois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Au-del&#224; du b&#226;timent, quel r&#244;le l'am&#233;nagement urbain joue-t-il dans la lutte contre la chaleur ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;BR :&lt;/strong&gt; Certaines exp&#233;riences montrent &#224; quel point la perception humaine compte, et l'impact r&#233;el qu'ont l'ombrage et la v&#233;g&#233;talisation sur cette perception. Si on enregistre 55 degr&#233;s dans un quartier, la vie sociale et &#233;conomique s'y arr&#234;te. Si on d&#233;min&#233;ralise ces espaces, qu'on y ram&#232;ne de la v&#233;g&#233;tation et de l'eau, elle peut reprendre. Il faut jouer &#224; la fois sur l'aspect objectif &#8212; un degr&#233; de plus ou de moins &#8212; et sur la perception qui varie d'une personne &#224; l'autre. Une fontaine, par exemple, n'apporte, techniquement, pas de fra&#238;cheur, mais elle en apporte en termes de perception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;vapotranspiration des arbres est une solution, mais la v&#233;g&#233;talisation suppose d'&#234;tre approch&#233;e de mani&#232;re diff&#233;rente et plus globale. Recouvrer de l'ombrage est &#233;galement une piste qui ne se limite pas aux seuls b&#226;timents, mais concerne aussi les espaces communs. Des solutions multifonctionnelles existent et permettent cette n&#233;cessaire adaptation aux contraintes des changements climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CR :&lt;/strong&gt; Le d&#233;r&#232;glement climatique engendrant des &#233;pisodes de plus en plus extr&#234;mes et r&#233;currents nous oblige &#224; nous inspirer des villes qui font historiquement face &#224; des p&#233;riodes de grandes chaleurs, avec leurs ruelles &#233;troites o&#249; le soleil ne p&#233;n&#232;tre pas en permanence ou leurs places couvertes d'arbres dont la couronne est suffisamment large pour offrir de l'ombre au plus chaud de la journ&#233;e. Toute la difficult&#233; r&#233;side dans le fait que les rues et les avenues ont &#233;t&#233; trac&#233;es pour du long terme. N'est, heureusement, pas Haussmann qui veut. Mais il est de la responsabilit&#233; des villes et des copropri&#233;t&#233;s de proposer des am&#233;nagements qui apportent fra&#238;cheur, protection et bien-&#234;tre, m&#234;me si c'est souvent co&#251;teux et qu'il manque encore d'offres concr&#232;tes et de m&#233;canismes incitatifs pour le faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;lanie Tr&#233;lat&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Article paru dans &lt;a href=&#034;https://www.neomag.lu/neomag-82.html?var_mode=preview#book/29&#034;&gt;Neomag #82 - novembre 2026&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Concevoir les quartiers capables de s'adapter aux probl&#233;matiques de demain</title>
		<link>https://www.neomag.lu/concevoir-les-quartiers-capables-de-s-adapter-aux-problematiques-de-demain.html</link>
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		<dc:date>2026-11-04T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny K</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pr&#233;venir les risques d'inondation et de surchauffe, pr&#233;server la qualit&#233; de vie, favoriser la mixit&#233; sociale ou garantir la viabilit&#233; &#233;conomique des projets : la r&#233;silience des villes et des b&#226;timents repose sur une multitude de choix, &#224; penser d&#232;s la conception et &#224; inscrire dans le temps long. &lt;br class='autobr' /&gt; Luc Meyer Directeur de Neobuild GIE &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Planifier un masterplan, c'est prendre aujourd'hui des d&#233;cisions dont certaines ne produiront leurs effets que dans 20 ou 30 ans. Dans ce contexte, parler (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.neomag.lu/-ville-resiliente-.html" rel="directory"&gt;Ville r&#233;siliente&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L150xH83/banners-75-89364.png?1793764921' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;venir les risques d'inondation et de surchauffe, pr&#233;server la qualit&#233; de vie, favoriser la mixit&#233; sociale ou garantir la viabilit&#233; &#233;conomique des projets : la r&#233;silience des villes et des b&#226;timents repose sur une multitude de choix, &#224; penser d&#232;s la conception et &#224; inscrire dans le temps long.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Luc Meyer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Directeur de Neobuild GIE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19452 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034; &gt; &lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L500xH500/4-15-09b0d.png?1793764922' width='500' height='500' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Planifier un masterplan, c'est prendre aujourd'hui des d&#233;cisions dont certaines ne produiront leurs effets que dans 20 ou 30 ans. Dans ce contexte, parler de r&#233;silience ne peut plus se limiter &#224; la performance &#233;nerg&#233;tique. Il faut adopter une approche globale int&#233;grant la circularit&#233;, la sant&#233; et le bien-&#234;tre, mais aussi les dimensions sociales et &#233;conomiques, la biodiversit&#233;, l'eau, la mobilit&#233;, la gouvernance, le num&#233;rique (smart cities) ou encore l'adaptation climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Prendre de la hauteur &#187; montre rapidement les limites d'une r&#233;flexion men&#233;e b&#226;timent par b&#226;timent. &#192; l'&#233;chelle du quartier, l'enjeu est de mutualiser les ressources &#233;nerg&#233;tiques, d'anticiper l'&#233;volutivit&#233; et la circularit&#233;, tout en repla&#231;ant la sant&#233;, le bien-&#234;tre et la qualit&#233; de vie au centre des d&#233;cisions.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif n'est donc pas d'optimiser chaque th&#233;matique s&#233;par&#233;ment, mais de cr&#233;er des synergies et de pr&#233;server la capacit&#233; du quartier &#224; &#233;voluer. Nous ne connaissons pas encore les solutions de demain : il faut donc poser aujourd'hui des principes suffisamment ambitieux pour orienter leur d&#233;veloppement, tout en laissant la place aux innovations futures. C'est pr&#233;cis&#233;ment cette continuit&#233; que nous explorons avec SERENE : identifier ces crit&#232;res et veiller &#224; leur traduction, du masterplan au PAP, puis tout au long de la conception, de la r&#233;alisation et de l'exploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, la r&#233;silience d'un quartier se mesure autant &#224; ses performances qu'&#224; sa capacit&#233; &#224; &#233;voluer. L'innovation en devient alors la cl&#233; de vo&#251;te, pour r&#233;pondre aux enjeux d'aujourd'hui tout en restant capable de s'adapter &#224; ceux de demain &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Denis Ory&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ing&#233;nieur chef de projets au Fonds du Logement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19450 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034; &gt; &lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L500xH500/1-23-03e1c.png?1793764922' width='500' height='500' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le dictionnaire Larousse d&#233;finit la r&#233;silience comme : &#171; capacit&#233; d'un &#233;cosyst&#232;me, d'un biotope ou d'un groupe d'individus (population, esp&#232;ce) &#224; se r&#233;tablir apr&#232;s une perturbation ext&#233;rieure (incendie, temp&#234;te, d&#233;frichement, etc.) &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Wiltz, le Fonds du Logement a d'abord voulu anticiper les perturbations. Dans le cadre de la renaturation de la Wooltz, la rivi&#232;re a &#233;t&#233; remodel&#233;e afin de cr&#233;er des zones inondables n'impactant pas les b&#226;timents. Les b&#226;timents sont con&#231;us de mani&#232;re &#224; garantir un certain confort thermique en p&#233;riode de forte chaleur sans syst&#232;me de refroidissement. Des espaces verts sont am&#233;nag&#233;s en nombre pour garantir des zones d'ombre fra&#238;ches et conviviales dans l'espace public. Notre r&#233;seau de chaleur autonome et neutre en CO2 (sur base annuelle) b&#233;n&#233;ficiera de la redondance de certains &#233;l&#233;ments pour pallier d'&#233;ventuelles d&#233;faillances techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait &#233;galement primordial de veiller &#224; ne pas nous - m&#234;mes devenir un &#233;l&#233;ment perturbateur. L'int&#233;gration dans le tissu urbain et social existant a donc &#233;t&#233; d&#232;s le d&#233;part au c&#339;ur des r&#233;flexions. La mobilit&#233;, par exemple, a &#233;t&#233; revue &#224; l'&#233;chelle de Wiltz et pas uniquement de &#171; Wunne mat der Wooltz &#187;, les habitants ont &#233;t&#233; consult&#233;s, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la r&#233;silience est aussi un pari, et l'avenir nous dira si nous l'avons gagn&#233;&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Jorge Teixeira&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Directeur d&#233;veloppement et innovation chez AGORA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19451 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034; &gt; &lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L500xH500/2-44-e7240.png?1793764922' width='500' height='500' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; On mesure souvent la r&#233;silience d'un quartier &#224; ses noues, ses toitures v&#233;g&#233;talis&#233;es, ses mat&#233;riaux r&#233;employ&#233;s. Tout cela est indispensable. Mais en quinze ans de march&#233; luxembourgeois, j'ai vu des projets exemplaires sur le papier s'arr&#234;ter net au premier retournement de cycle. Un quartier qui ne se construit pas ne prot&#232;ge personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma d&#233;finition est donc plus prosa&#239;que : un quartier r&#233;silient est un quartier qui reste d&#233;sirable, habitable et finan&#231;able quand la conjoncture se retourne. Cela se d&#233;cide dans le mod&#232;le &#233;conomique, pas seulement dans le cahier des charges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; BelVie (le dernier quartier de Belval), nous l'avons traduit en trois choix. L'espace public occupe pr&#232;s de la moiti&#233; de la surface, au lieu du quart habituel : c'est lui qui tient la valeur d'usage quand le march&#233; h&#233;site. Le stationnement est mutualis&#233; dans des Mobility Hubs, &#224; moins de 200 m&#232;tres de chaque logement : le sol reste libre d'&#233;voluer. Et nous avons ouvert le logement abordable aux coop&#233;ratives d'habitation et aux employeurs, qui peuvent devenir bailleurs de leurs propres salari&#233;s : la demande est ancr&#233;e dans le territoire, pas dans le march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;silience, au fond, c'est de la valeur qui ne d&#233;pend pas d'un seul sc&#233;nario. L'eau, le v&#233;g&#233;tal, le r&#233;emploi, nous les construisons par-dessus. Jamais &#224; la place &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Guy Entringer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Directeur de la SNHBM&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_19453 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034; &gt; &lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L500xH500/3-30-94510.png?1793764922' width='500' height='500' alt='' /&gt; &lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Notre projet Elmen inclut diff&#233;rents &#233;l&#233;ments de r&#233;silience. D'abord, nous avons fait le choix de respecter le terrain naturel et d'&#233;viter les terrassements pour ne pas surcharger des d&#233;charges d&#233;j&#224; trop pleines. Les parkings sont centralis&#233;s pour favoriser la mobilit&#233; douce et, surtout, permettre aux habitants de s'approprier l'espace public en toute s&#233;curit&#233;. Le quartier rassemble &#233;galement tous les services n&#233;cessaires &#224; la vie quotidienne (&#233;cole, cr&#232;che, supermarch&#233;, kin&#233;sith&#233;rapeute, coiffeur&#8230;) et favorise la mixit&#233; sociale et l'inclusivit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le plan environnemental, les 375 maisons unifamiliales sont toutes construites en bois, ce qui est in&#233;dit &#224; cette &#233;chelle au Luxembourg. Les b&#226;timents atteignent une classe &#233;nerg&#233;tique NZEB et de nombreux panneaux photovolta&#239;ques, install&#233;s notamment sur les parkings centralis&#233;s, produisent de l'&#233;nergie renouvelable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, la gestion des eaux pluviales constitue un volet tr&#232;s important : les eaux sont r&#233;cup&#233;r&#233;es en surface puis distribu&#233;es vers plusieurs bassins de r&#233;tention, afin d'&#234;tre &#233;vacu&#233;es progressivement vers le ruisseau, ce qui permet de pr&#233;venir les risques d'inondation. Dans la m&#234;me logique, les maisons sont sur&#233;lev&#233;es d'une marche.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette derni&#232;re mesure est toutefois un parti pris sp&#233;cifique &#224; ce quartier, que nous ne pourrons sans doute pas reproduire dans d'autres projets. Elle repr&#233;sente en effet un co&#251;t non n&#233;gligeable, que ce soit pour l'installation des caniveaux ou pour leur entretien par la suite, et la SNHBM, en tant que promoteur public, a pour mission premi&#232;re de construire des logements abordables. Nous devons donc trouver le juste &#233;quilibre entre prix, qualit&#233; et r&#233;silience. Les mesures de r&#233;silience ont souvent un co&#251;t, et un logement abordable doit avant tout rester accessible &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par M&#233;lanie Tr&#233;lat&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Article paru dans &lt;a href=&#034;https://www.neomag.lu/neomag-82.html?var_mode=preview#book/9&#034;&gt;Neomag #82 - novembre 2026&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Acc&#233;l&#233;rer le passage &#224; l'action</title>
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		<dc:date>2026-11-04T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny K</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le CRTI-B f&#233;d&#232;re tous les acteurs impliqu&#233;s dans les projets de construction pour faire &#233;merger rapidement des solutions communes, et renforcer l'agilit&#233; du secteur face &#224; des d&#233;fis comme le changement climatique, la gestion des ressources et l'approvisionnement en mat&#233;riaux. &lt;br class='autobr' /&gt; Interview de Gilles Christnach, directeur du CRTI-B GIE &lt;br class='autobr' /&gt;
** Comment d&#233;finiriez-vous la r&#233;silience dans les b&#226;timents ? Et de r&#233;silience face &#224; quoi doit-on parler au Luxembourg ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Un b&#226;timent r&#233;silient est un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.neomag.lu/-ville-resiliente-.html" rel="directory"&gt;Ville r&#233;siliente&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L150xH83/banners_1_-38-e992f.png?1793764922' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le CRTI-B f&#233;d&#232;re tous les acteurs impliqu&#233;s dans les projets de construction pour faire &#233;merger rapidement des solutions communes, et renforcer l'agilit&#233; du secteur face &#224; des d&#233;fis comme le changement climatique, la gestion des ressources et l'approvisionnement en mat&#233;riaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Interview de Gilles Christnach, directeur du CRTI-B GIE&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Comment d&#233;finiriez-vous la r&#233;silience dans les b&#226;timents ? Et de r&#233;silience face &#224; quoi doit-on parler au Luxembourg ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un b&#226;timent r&#233;silient est un b&#226;timent qui, face aux multi-crises que nous traversons, est capable de pr&#233;server la s&#233;curit&#233;, le confort et plus largement la p&#233;rennit&#233; de ses utilisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les b&#226;timents nous ont longtemps permis de survivre en nous maintenant au sec et au chaud. Aujourd'hui, ils nous permettent &#233;galement de vivre et de nous d&#233;velopper. On ne leur demande plus seulement de nous offrir une protection, mais aussi une qualit&#233; de vie, et cette qualit&#233; de vie devra se perp&#233;tuer dans le futur. Anticiper les besoins des prochaines g&#233;n&#233;rations, ne pas utiliser toutes les ressources et les mat&#233;riaux disponibles pour leur en laisser, fait partie des r&#233;flexions autour de la r&#233;silience.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Y a-t-il une r&#233;elle conscience de ces enjeux aujourd'hui, au niveau national ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La prise de conscience est effective depuis un certain temps, et les canicules de cet &#233;t&#233; n'ont fait que la renforcer. Ce qui manque peut-&#234;tre encore, c'est la traduction de ces constats en actes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des id&#233;es &#233;mergent, des innovations se d&#233;veloppent, des essais sont r&#233;alis&#233;s. Nous sommes d&#233;j&#224; all&#233;s tr&#232;s loin en mati&#232;re d'efficacit&#233; &#233;nerg&#233;tique. Mais nous devons d&#233;sormais int&#233;grer dans les r&#233;flexions le carbone, les ressources, la qualit&#233; de vie, et adopter une approche plus holistique qui prend en consid&#233;ration les int&#233;r&#234;ts de tous. Il faut consulter les diff&#233;rents acteurs, les embarquer, et les accompagner &#233;videmment avec des outils adapt&#233;s. Et si cela ne suffit pas, mettre en place des r&#232;gles qui poussent &#224; l'action.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Qu'est-ce qui ralentit le passage &#224; l'acte ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La peur de se lancer dans une d&#233;marche o&#249; tous les tenants et aboutissants ne sont pas encore connus est un frein incontestable. La digitalisation, la mise &#224; disposition et l'exploitation des donn&#233;es ont pourtant acc&#233;l&#233;r&#233; les choses ces derni&#232;res ann&#233;es. On sait dans quelle direction aller, mais on ne sait pas si le virage sera de 45, 90 ou 180 degr&#233;s, alors parfois on pr&#233;f&#232;re ne pas le prendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, la pression budg&#233;taire est &#233;norme. L'innovation requiert un investissement, qui est de plus en plus difficile &#224; accepter - peut-&#234;tre encore une fois, parce qu'on ne conna&#238;t ni quels retours il apportera &#224; moyen et long termes, ni dans quels d&#233;lais il apportera des r&#233;sultats. Avec le ralentissement &#233;conomique, les budgets ont &#233;t&#233; d&#233;plac&#233;s vers d'autres priorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Comment le CRTI-B soutient-il cette &#233;volution ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous n'avons ni la solution pour faire dispara&#238;tre la peur du changement, ni les ressources financi&#232;res pour contribuer directement &#224; des d&#233;veloppements. Ce que nous pouvons faire, en revanche, c'est s&#233;curiser, accompagner et montrer la voie en mettant en avant les exp&#233;riences qui ont fait leurs preuves tout en les transformant en proc&#233;dures reproductibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;seau y joue un r&#244;le pr&#233;dominant. Le CRTI-B est le seul organisme qui f&#233;d&#232;re le ma&#238;tre d'ouvrage, le concepteur et l'entreprise. Les porteurs de projets - qui se trouvent souvent seuls face &#224; leur initiative ou leur vision - peuvent ainsi b&#233;n&#233;ficier de l'analyse des autres acteurs. L'objectif est d'&#233;valuer l'impact de leur id&#233;e sur l'ensemble du secteur et de la faire &#233;voluer jusqu'&#224; ce que cet impact soit positif pour tous. Il s'agit d'aboutir &#224; un consensus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Quels sujets abordez-vous avec cette approche concert&#233;e ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;voquais plus t&#244;t la crise climatique. Nous en avons per&#231;u les effets de fa&#231;on particuli&#232;rement v&#233;h&#233;mente cet &#233;t&#233;, &#224; travers les canicules. Fin juillet, nous avons donc d&#233;cid&#233; ensemble avec le LIST de cr&#233;er un groupe de travail sur le sujet, impliquant les minist&#232;res des Travaux publics, de l'&#201;conomie, de la Famille et de la Sant&#233;. Bien s&#251;r, il ne r&#233;soudra pas le changement climatique, mais il pourra produire rapidement des livrables (pr&#233;conisations et recommandations ou clauses techniques g&#233;n&#233;rales &#8211; CTG) qui permettront de mettre en place des actions cibl&#233;es, valid&#233;es par les concepteurs, les ma&#238;tres d'ouvrage et les entreprises, pour rendre les b&#226;timents plus r&#233;silients dans les p&#233;riodes de fortes chaleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous travaillons &#233;galement sur une gestion agile et intelligente des mat&#233;riaux de construction. R&#233;cemment, la cha&#238;ne d'approvisionnement a &#233;t&#233; interrompue par une mauvaise man&#339;uvre d'un bateau, ce qui a provoqu&#233; p&#233;nurie de mat&#233;riaux et inflation des prix. Cela nous a montr&#233; que nous devions renforcer notre ind&#233;pendance pour ne pas subir les cons&#233;quences d'&#233;v&#233;nements qui se passent &#224; des milliers de kilom&#232;tres de chez nous. Depuis juin 2025, nous travaillons donc, en collaboration avec les minist&#232;res de l'Environnement, du Climat et de la Biodiversit&#233;, et de l'&#201;conomie, &#224; une version d&#233;finitive de la CTG d&#233;construction. L'objectif est de d&#233;crire la d&#233;construction de mani&#232;re simple et reproductible, en quelque sorte de la standardiser, afin que chacun puisse la mettre en &#339;uvre selon les m&#234;mes principes et disposer de garanties sur la qualit&#233; des mat&#233;riaux d&#233;construits. Il s'agit d'une premi&#232;re &#233;tape importante pour favoriser la fili&#232;re du r&#233;emploi. C'est en harmonisant rapidement les pratiques et en &#233;largissant notre champ d'action au-del&#224; des fronti&#232;res que nous pourrons construire un &#233;cosyst&#232;me suffisamment efficient pour fonctionner durablement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; travers ces outils, nous donnons l'impulsion, nous entamons le virage et nous r&#233;pondons aux besoins des professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Et la digitalisation dans tout &#231;a ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il faut acc&#233;l&#233;rer la collecte, la mise &#224; disposition et la gestion intelligente des donn&#233;es, d&#233;finir rapidement des standards et des protocoles d'&#233;change. Le Luxembourg doit rester un pays innovant, agile et comp&#233;titif. Une acc&#233;l&#233;ration des autorisations de b&#226;tir via un contr&#244;le semi-automatis&#233; des documents doit &#234;tre int&#233;gr&#233;e dans les r&#233;flexions d&#232;s maintenant, d'autant plus que nous traversons aussi une crise de logement qui nous impose de construire plus rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;videmment, la digitalisation n'est pas le Saint-Graal. L'analyse - et donc le choix d&#233;finitif - humains restent indispensables dans des situations qui ne peuvent pas &#234;tre r&#233;duites &#224; une logique binaire, mais de nombreuses t&#226;ches r&#233;currentes et chronophages peuvent &#234;tre automatis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes vraiment enthousiastes et motiv&#233;s &#224; l'id&#233;e d'entra&#238;ner les acteurs de la construction dans cette direction. Nous restons &#233;galement au plus pr&#232;s des politiques pour les assurer de notre capacit&#233; &#224; contribuer aux solutions de demain et nous voir confier des projets mobilisateurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;M&#233;lanie Tr&#233;lat&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Article paru dans &lt;a href=&#034;https://www.neomag.lu/neomag-82.html?var_mode=preview#book/13&#034;&gt;Neomag #82 - novembre 2026&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Ville r&#233;siliente : entre r&#233;emploi, partage et sobri&#233;t&#233;</title>
		<link>https://www.neomag.lu/ville-resiliente-entre-reemploi-partage-et-sobriete.html</link>
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		<dc:date>2026-11-04T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny K</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Face &#224; la pression fonci&#232;re, aux enjeux climatiques et &#224; la n&#233;cessit&#233; de r&#233;duire l'empreinte carbone du secteur de la construction, les villes doivent apprendre &#224; se transformer sans n&#233;cessairement s'&#233;tendre. &lt;br class='autobr' /&gt; Rencontre avec Philipp Carnol, architecte et Country Manager chez Assar Architects, part of Sweco &lt;br class='autobr' /&gt;
Au Luxembourg, plusieurs projets explorent cette nouvelle mani&#232;re de construire : r&#233;utiliser, mutualiser les espaces et pr&#233;server au maximum les ressources existantes. Men&#233;s par Assar (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.neomag.lu/-ville-resiliente-.html" rel="directory"&gt;Ville r&#233;siliente&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L150xH83/banners_2_-14-6f036.png?1793764922' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='83' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; la pression fonci&#232;re, aux enjeux climatiques et &#224; la n&#233;cessit&#233; de r&#233;duire l'empreinte carbone du secteur de la construction, les villes doivent apprendre &#224; se transformer sans n&#233;cessairement s'&#233;tendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Rencontre avec Philipp Carnol, architecte et Country Manager chez Assar Architects, part of Sweco&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Luxembourg, plusieurs projets explorent cette nouvelle mani&#232;re de construire : r&#233;utiliser, mutualiser les espaces et pr&#233;server au maximum les ressources existantes. Men&#233;s par Assar Architects, membre du groupe Sweco, en collaboration avec le bureau SHL, les projets de Nei Hollerich, de Kennedy Park et de r&#233;novation de la Banque Europ&#233;enne d'Investissement (BEI) illustrent cette &#233;volution. Ils traduisent une m&#234;me conviction : la r&#233;silience urbaine repose sur une approche plus sobre du sol et de la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Densifier sans &#233;tendre la ville&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La rationalisation du foncier constitue l'un des fils conducteurs des projets Nei Hollerich et Kennedy Park. Le d&#233;veloppement en hauteur retenu pour ces deux projets vise &#224; r&#233;pondre aux besoins de logements, de services et d'activit&#233;s tout en lib&#233;rant de l'espace au sol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette optique, un programme mixte associant diff&#233;rents types de b&#226;timents, logements et services de proximit&#233; est d&#233;velopp&#233; &#224; Nei Hollerich. L'ambition d&#233;passe la simple juxtaposition des fonctions : certains usages et espaces sont con&#231;us pour &#234;tre partag&#233;s. Cuisine collective, locaux de quartier, plaines de jeux et parc mutualis&#233; contribuent &#224; cr&#233;er un environnement o&#249; les surfaces b&#233;n&#233;ficient &#224; plusieurs publics, plut&#244;t que d'&#234;tre reproduites dans chaque b&#226;timent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La mutualisation permet de transformer des espaces qui seraient parfois sous-utilis&#233;s en lieux de rencontre, de service et de convivialit&#233; pour l'ensemble du quartier &#187;, explique l'architecte Philipp Carnol, Country Manager chez Assar Architects, part of Sweco.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Penser le quartier au-del&#224; des b&#226;timents&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur le plateau du Kirchberg, Kennedy Park pousse cette r&#233;flexion &#224; une autre &#233;chelle. Sur plus de trois hectares, l'ancien site de BGL BNP Paribas est appel&#233; &#224; devenir un nouveau morceau de ville, associant logements, bureaux, h&#244;tel et espaces publics autour d'un parc ouvert &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet ne se limite donc pas &#224; transformer une parcelle : il cherche &#224; cr&#233;er un nouveau voisinage. Les rez-de-chauss&#233;e, notamment, accueilleront des espaces communs destin&#233;s &#224; favoriser les interactions et &#224; donner vie au quartier. Le parc participe lui aussi &#224; cette logique de mutualisation. Plut&#244;t que de multiplier les espaces ext&#233;rieurs privatifs, le projet mise sur un espace paysager partag&#233;, accessible &#224; l'ensemble des habitants et usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette approche rejoint une conception plus large de la r&#233;silience urbaine. Un quartier r&#233;silient doit pouvoir faire face aux &#233;volutions climatiques, mais aussi s'adapter aux changements des modes de vie, favoriser les usages mixtes et proposer des espaces collectifs durables.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Conserver plut&#244;t que d&#233;molir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; Kennedy Park, la strat&#233;gie de d&#233;carbonation privil&#233;gie la conservation de l'existant. Les sous-sols de l'ancien site seront maintenus, tandis que les nouveaux b&#226;timents int&#233;greront une part importante de bois. Les immeubles de bureaux associeront ainsi b&#233;ton arm&#233; et &#233;l&#233;ments en bois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;marche r&#233;duit l'impact environnemental en &#233;vitant les &#233;missions li&#233;es &#224; la d&#233;molition et &#224; la reconstruction, tout en pr&#233;servant le carbone d&#233;j&#224; incorpor&#233; dans les mat&#233;riaux. Pour les logements, les choix constructifs tiennent notamment compte du confort acoustique. L'objectif est de retenir, pour chaque usage, la combinaison la plus pertinente entre performance, exigences techniques et impact environnemental. &#171; La d&#233;carbonation passe aussi par la capacit&#233; &#224; conserver ce qui peut l'&#234;tre. Le mat&#233;riau le plus vert est souvent celui que l'on ne doit pas remplacer &#187;, souligne Philipp Carnol.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;h2&#034;&gt;Donner plusieurs vies &#224; l'existant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;silience peut aussi consister &#224; ne pas construire davantage. Le projet de r&#233;novation lourde de la Banque europ&#233;enne d'investissement en offre une illustration forte. Sur quelque 80 000 m&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;2&lt;/sup&gt;, l'objectif est de transformer en profondeur un b&#226;timent class&#233; tout en conservant son enveloppe et sa structure. Il ne s'agit pas seulement de pr&#233;server un patrimoine architectural, mais de l'adapter aux usages des prochaines d&#233;cennies. La r&#233;novation doit inscrire le b&#226;timent dans un nouvel horizon de vie, avec des objectifs environnementaux ambitieux et une anticipation des exigences europ&#233;ennes &#224; l'horizon 2050. La d&#233;marche pr&#233;voit notamment le recours &#224; une banque de mat&#233;riaux, destin&#233;e &#224; identifier et valoriser les ressources disponibles dans une logique plus circulaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces trois projets d&#233;montrent que la ville r&#233;siliente ne se construit pas selon un mod&#232;le unique. Elle peut prendre la forme d'un quartier mixte, d'espaces collectifs mutualis&#233;s, d'une construction partiellement en bois ou d'une r&#233;novation permettant &#224; un b&#226;timent existant de poursuivre sa vie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un m&#234;me principe se dessine : construire moins sur le sol, conserver davantage de mati&#232;re, partager davantage les espaces et concevoir des b&#226;timents capables d'&#233;voluer. Une mani&#232;re de faire de la contrainte fonci&#232;re et climatique non pas un frein au d&#233;veloppement urbain, mais un moteur pour repenser la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Article paru dans &lt;a href=&#034;https://www.neomag.lu/neomag-82.html?var_mode=preview#book/15&#034;&gt;Neomag #82 - novembre 2026&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Belval, &#224; l'&#233;preuve du temps</title>
		<link>https://www.neomag.lu/belval-a-l-epreuve-du-temps.html</link>
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		<dc:date>2026-11-04T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny K</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;26 ans apr&#232;s son lancement, le projet Belval, ancienne friche industrielle devenue un quartier mixte et anim&#233;, offre un certain recul sur la r&#233;silience urbaine. Dans la continuit&#233; de cette d&#233;marche, son am&#233;nageur, AGORA, entend poursuivre ses r&#233;flexions sur les enjeux futurs et continuer &#224; concevoir des quartiers capables de s'y adapter. &lt;br class='autobr' /&gt; Interview de Yannick Quevedo, directrice g&#233;n&#233;rale d'AGORA &lt;br class='autobr' /&gt;
** Comment d&#233;finissez-vous la r&#233;silience &#224; l'&#233;chelle d'un quartier ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;silience, c'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.neomag.lu/-ville-resiliente-.html" rel="directory"&gt;Ville r&#233;siliente&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.neomag.lu/local/cache-vignettes/L150xH100/portrait_yqo-4c29d.jpg?1793764922' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;26 ans apr&#232;s son lancement, le projet Belval, ancienne friche industrielle devenue un quartier mixte et anim&#233;, offre un certain recul sur la r&#233;silience urbaine. Dans la continuit&#233; de cette d&#233;marche, son am&#233;nageur, AGORA, entend poursuivre ses r&#233;flexions sur les enjeux futurs et continuer &#224; concevoir des quartiers capables de s'y adapter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Interview de Yannick Quevedo, directrice g&#233;n&#233;rale d'AGORA&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Comment d&#233;finissez-vous la r&#233;silience &#224; l'&#233;chelle d'un quartier ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;silience, c'est la capacit&#233; &#224; surmonter des obstacles. Et pour AGORA, comme pour tout am&#233;nageur, cela signifie anticiper les &#233;volutions et, le cas &#233;ch&#233;ant, concevoir des quartiers qui peuvent s'adapter aux changements impr&#233;vus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Le terme r&#233;silience recouvre des enjeux tr&#232;s diff&#233;rents : adaptation climatique, biodiversit&#233;, gestion de l'eau, coh&#233;sion sociale, mobilit&#233;, viabilit&#233; &#233;conomique&#8230; Quelles dimensions vous semblent prioritaires ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le changement climatique est aujourd'hui notre plus grande pr&#233;occupation, et le principal d&#233;fi auquel nous sommes confront&#233;s. Il a des r&#233;percussions directes sur la mani&#232;re dont nous devons am&#233;nager nos villes, nos rues et nos &#238;lots urbains afin de prot&#233;ger les r&#233;sidents et les travailleurs de la chaleur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais toutes les dimensions sont interd&#233;pendantes : les choix que nous faisons pour r&#233;pondre au d&#233;fi climatique ont aussi des incidences &#233;conomiques, culturelles, sociod&#233;mographiques...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Quelle est la responsabilit&#233; de l'am&#233;nageur dans cette d&#233;marche de cr&#233;ation de quartiers plus r&#233;silients ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Notre r&#244;le est de cr&#233;er des fondations solides. Il s'agit d'anticiper ce que sera un quartier r&#233;silient dans 30 ans, de prendre des d&#233;cisions pertinentes au regard de cette vision et de concevoir des quartiers en mesure de s'adapter si, malgr&#233; toutes nos r&#233;flexions, ils ne r&#233;pondent pas aux d&#233;fis futurs. Nous prenons position sur base de nos connaissances actuelles et il est fort possible que les choses &#233;voluent avec le temps mais, en tout cas, notre responsabilit&#233; est de poser des bases.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Comment int&#233;grez-vous les risques climatiques &#8211; comme les &#233;pisodes de canicule, de s&#233;cheresse ou de pluies intenses &#8211; dans l'am&#233;nagement urbain ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L&#224; o&#249; nous avons r&#233;ellement la main, c'est sur la cr&#233;ation d'espaces publics favorisant la mixit&#233; et faisant une place &#224; la nature. Nous savons aujourd'hui que les surfaces enti&#232;rement min&#233;ralis&#233;es g&#233;n&#232;rent des &#238;lots de chaleur et n'incitent pas &#224; se rencontrer &#224; l'ext&#233;rieur. C'est pourquoi nous appliquons, directement dans nos am&#233;nagements PAP, le concept de &#171; ville-&#233;ponge &#187;, d&#233;fendu par l'Administration de la gestion de l'eau, avec une gestion des eaux pluviales en surface. Le principe est de favoriser l'absorption des eaux pluviales par le sol plut&#244;t que leur &#233;vacuation directe &#224; travers des canalisations. Sur les lots priv&#233;s, nous encourageons et incitons les promoteurs, &#224; travers notre manuel urbain, &#224; apporter de la fra&#238;cheur par la v&#233;g&#233;talisation et &#224; appliquer les principes de l'&#233;conomie circulaire et de la construction durable, notamment en acier et en construction mixte acier-bois.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Vous &#233;voquiez aussi la notion d'adaptabilit&#233;. Comment se traduit-elle ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#233;flexions int&#232;grent la capacit&#233; des b&#226;timents &#224; changer d'usage &#8211; par exemple, des logements qui, demain, deviendraient des bureaux, ou inversement &#8211; ou &#224; &#234;tre, partiellement ou enti&#232;rement, d&#233;mont&#233;s pour &#234;tre reconvertis. La probl&#233;matique &#233;tant de savoir jusqu'o&#249; on peut pousser ces r&#233;flexions, les faire accepter par nos clients et les mettre en &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Toutes ces mesures ont aussi un co&#251;t. Comment la r&#233;alit&#233; &#233;conomique influence-t-elle les choix d'am&#233;nagement ? Comment concilier ambition environnementale, viabilit&#233; &#233;conomique et accessibilit&#233; du logement ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si l'on consid&#232;re uniquement les investissements initiaux, ces mesures sont, en g&#233;n&#233;ral, plus co&#251;teuses. La r&#233;utilisation des eaux grises pour alimenter les chasses d'eau, par exemple, n&#233;cessite de doubler le circuit, de retraiter l'eau, etc. Mais si on &#233;largit notre grille de lecture &#224; la globalit&#233; du cycle, les frais d'exploitation ou d'entretien souvent inf&#233;rieurs peuvent permettre, &#224; terme, de r&#233;aliser des &#233;conomies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce point, il faut encore dialoguer avec l'ensemble des acteurs pour trouver un &#233;quilibre, car celui qui investit au d&#233;but n'est pas forc&#233;ment celui qui b&#233;n&#233;ficie des &#233;conomies par la suite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il reste encore un long chemin &#224; parcourir. Les intentions sont l&#224;, mais on ne peut pas aller jusqu'au bout de toutes les d&#233;marches. N&#233;anmoins, des solutions qui &#233;taient encore consid&#233;r&#233;es comme des innovations il y a quelques ann&#233;es s'int&#232;grent aujourd'hui progressivement dans les pratiques courantes. Et quand une innovation se d&#233;mocratise, son co&#251;t baisse aussi.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; 26 ans apr&#232;s le lancement du projet, Belval permet-il d&#233;j&#224; de tirer des enseignements sur la r&#233;silience urbaine ? Qu'est-ce qui fonctionne et qu'est-ce qui fonctionne moins bien, avec le recul ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous consid&#233;rons clairement Belval comme un beau succ&#232;s. Nous sommes pass&#233;s d'une friche industrielle &#224; un quartier qui vit aussi bien le jour que le soir, aussi bien en semaine que les week-ends, gr&#226;ce &#224; un mix entre &#233;tudiants, travailleurs et r&#233;sidents. Donc nous avons r&#233;ussi notre pari sur la r&#233;silience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais nous ne sommes pas arriv&#233;s au bout du projet : nous avons d&#233;marr&#233; en 2000 officiellement et nous allons encore continuer &#224; faire &#233;voluer le site jusqu'en 2030-2031. La mobilit&#233; sera au c&#339;ur de cette &#233;volution. L'arriv&#233;e du tram et la cr&#233;ation d'un nouveau couloir de bus nous am&#232;neront &#224; revoir certains de nos boulevards et de nos routes, et &#224; y int&#233;grer davantage de v&#233;g&#233;tation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, on le voit bien, le Belval de la Rockhal et de la terrasse des Hauts-Fourneaux n'est pas du tout le m&#234;me que celui que nous sommes en train de construire aujourd'hui &#224; Belvie, la derni&#232;re partie de Belval. Ce nouveau quartier s'inscrit dans une autre d&#233;marche en termes d'usage, avec une int&#233;gration beaucoup plus forte de parcs et d'espaces publics. Donc, nos r&#233;ponses continuent d'&#233;voluer avec les besoins.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Quelles conditions sont n&#233;cessaires pour que la r&#233;silience soit r&#233;ellement int&#233;gr&#233;e aux projets d'am&#233;nagement ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On ne d&#233;veloppe jamais un site seul. Ce processus implique de nombreux acteurs : les instances politiques, les communes, les entreprises, les partenaires, mais aussi les futurs r&#233;sidents et travailleurs. Le principal d&#233;fi consiste &#224; faire dialoguer toutes ces parties prenantes pour qu'elles puissent porter une vision commune, chacune &#224; son niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur notre nouveau site, par exemple, nous avons constitu&#233; des groupes de travail avec diff&#233;rents acteurs afin de faire &#233;merger des tendances et de construire cette vision partag&#233;e. Car c'est souvent l&#224; que se situe le frein. Lorsqu'on travaille chacun de son c&#244;t&#233;, on risque de perdre cette vision au fil du projet. Il faut donc parvenir &#224; impliquer, de mani&#232;re coordonn&#233;e, le plus grand nombre d'acteurs tout au long du d&#233;veloppement, pour que les grandes lignes soient comprises et partag&#233;es par tous, et puissent se concr&#233;tiser jusqu'au bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y aura toujours des contraintes r&#233;glementaires, techniques ou administratives &#224; surmonter. Mais si l'on s'accorde sur un socle commun, je pense qu'on peut trouver des solutions et s'adapter. Le Luxembourg a cette culture du pragmatisme, qui fait sa force. Le projet Belval en est une bonne illustration : nous avons r&#233;ussi &#224; trouver des solutions &#224; diff&#233;rentes contraintes r&#233;glementaires et administratives, ainsi qu'&#224; des difficult&#233;s li&#233;es aux contrats. Si le pragmatisme l'emporte, nous sommes capables de r&#233;aliser de belles choses.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;h3&#034;&gt; Un mot pour conclure ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;voqu&#233; la r&#233;silience climatique, qui mobilise de nombreux leviers, mais elle est &#233;galement &#233;troitement li&#233;e aux dimensions &#233;conomique et sociale. La r&#233;silience, c'est aussi &#234;tre capable d'imaginer d'autres mani&#232;res d'habiter et permettre &#224; ces initiatives d'exister.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; Belvie, la derni&#232;re partie de Belval, que nous mettons en place ces mod&#232;les innovants : logement abordable, habitat coop&#233;ratif, logement d&#233;di&#233; aux salari&#233;s et parkings centralis&#233;s. La coop&#233;rative d'habitation est une d&#233;marche assez in&#233;dite et je pense que nous avons r&#233;ussi &#224; r&#233;unir les conditions n&#233;cessaires pour qu'elle puisse aboutir. Si le projet comporte une dimension &#233;conomique, il repose aussi sur des motivations sociales et culturelles. Nous avions lanc&#233; un appel &#224; projets, auquel un groupe de futurs habitants s'est port&#233; candidat. Un an plus tard, la coop&#233;rative est constitu&#233;e, ses statuts sont d&#233;pos&#233;s et elle a obtenu son agr&#233;ment de soci&#233;t&#233; d'impact soci&#233;tal (SIS). Nous mettons d&#233;sormais en place un environnement favorable pour l'accompagner jusqu'&#224; la concr&#233;tisation du projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous souhaitons &#233;galement d&#233;velopper le logement d&#233;di&#233; aux salari&#233;s, une formule qui suscite aujourd'hui un int&#233;r&#234;t croissant et que nous allons exp&#233;rimenter &#224; Belvie. Enfin, la mobilit&#233; y est pens&#233;e &#224; l'&#233;chelle du quartier, avec des parkings centralis&#233;s qui lib&#232;rent l'espace public au profit des pi&#233;tons, de la nature et de la convivialit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette volont&#233; d'exp&#233;rimenter et d'innover fait, je crois, partie de l'ADN d'AGORA. Il ne s'agit pas de faire de l'innovation partout, sur l'ensemble de nos sites, mais de cr&#233;er des &#238;lots &#8211; Belvie en est aujourd'hui l'illustration &#8211; o&#249; de nouvelles id&#233;es et de nouvelles fa&#231;ons de vivre peuvent &#233;merger.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;M&#233;lanie Tr&#233;lat&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Article paru dans &lt;a href=&#034;https://www.neomag.lu/neomag-82.html?var_mode=preview#book/31&#034;&gt;Neomag #82 - novembre 2026&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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